Hier, Sporza Radio et le télétexte de la VRT faisaient leurs choux gras d’une enquête de la BBC sur des pratiques frauduleuses en Angleterre dans laquelle Mogi Bayat était cité, disaient-ils.

Durant dix-huit mois, nos confrères britanniques ont travaillé pour débusquer des magouilles et des entraîneurs anglais de renom, qui ont d’ailleurs essayé d’interdire le reportage diffusé ce mardi à 22 h. Des extraits avaient auparavant déjà filtré via le site Internet de la BBC. Pratiques dignes de la traite d’êtres humains, dessous de table et corruption, tout y est passé ! Dès avant le début du reportage, plusieurs organes de presse flamands relataient donc l’affaire.

“Mogi Bayat dans ses petits souliers”, pouvait-on notamment lire. Et le numéro 2 du Sporting dans tout cela ? Peter Harrison, un manager anglais qui fut Zèbre dans les années 80, a été filmé en caméra cachée lors de sa rencontre avec Mogi Bayat. Face au Carolo ainsi piégé, l’Anglais évoque une reprise du matricule 22 et de l’argent à se faire facilement en y amenant des joueurs avant de les revendre en Angleterre.

Voici les propos attribués à Mogi Bayat : “La Belgique est une plate-forme idéale en Europe puisqu’on peut y jouer avec autant de joueurs étrangers qu’on le désire. Si tu veux aligner onze Africains, onze Turcs ou onze Brésiliens, tu peux. La possibilité d’acquérir de jeunes joueurs pour rien et de les revendre ensuite pour un, deux, trois, quatre, cinq ou six millions d’€, indépendamment de leur qualité, existe. Tu peux faire venir un avion avec cent cinquante Africains. Ils s’arrêtent ici dans un hôtel et jouent cinq rencontres par jour. On sélectionne les cinq meilleurs, et le reste retourne à la maison.”

A propos de l’achat du club par Harrison (ce que la Fifa interdit aux agents), nos confrères prêtaient à Mogi Bayat une discussion autour de 5 millions d’€ sur un compte off-shore (paradis fiscal) préservant l’anonymat : “Je serais heureux que nous puissions arriver à un accord.”