Mohamed Sarr ne se cache jamais. Dans les bons moments comme en période de crise, il assume dans le vestiaire et face à la presse. "Prenez vos responsabilités. J’ai pris les miennes. Je suis venu vous voir alors que j’avais décidé de ne plus parler. C’est ma dernière interview de la saison ! Je suis joueur, je ne suis pas là pour parler. En cette période, tout ce qu’on dit est interprété négativement."

Plus tôt cette saison, il y a eu l’incident Sarr-Jovanovic. Les prestations du Sénégalais ont aussi été critiquées. Mais cette fois, c’est totalement différent. Certains ont dépassé les limites. "L’incident avec "Jova" est oublié, souligne Momo. Et j’accepte les critiques car cela te permet d’avancer. Je vous respecte et je n’ai pas de problème avec vous. Mais certains profitent de la période difficile que traverse le Standard pour me juger alors qu’ils ne me connaissent pas."

Après le match contre Roulers, les attaques ont fusé. "J’ai lu que j’allais être renvoyé dans le noyau B car j’avais une influence négative sur les jeunes. N’importe quoi ! Je fais partie des anciens donc j’estime que je peux me permettre d’approcher les jeunes pour les guider. Mais certainement pas pour les influencer négativement. Et si j’estimais que c’était mieux pour l’équipe d’aller dans le noyau B, je le ferais de ma propre initiative. Mais c’est aussi n’importe quoi !"

Pour le joueur qui fêtera ses 26 ans le 23 décembre - le jour du match de Coupe de Belgique contre Courtrai -, cette rumeur n’est pas venue du vestiaire. "Je ne crois pas que cela ait été dit par un coéquipier. D’ailleurs, ils ont ri et m’ont chambré avec cette histoire tellement c’est grotesque. C’est juste quelqu’un qui a profité de la situation pour lancer une connerie. C’est arrivé jusque chez mes parents au Sénégal ! Maintenant, ils m’appellent pour me demander ce que je fais. Pour me dire que je suis venu en Europe pour travailler, pas pour faire des bêtises "