Monaco tient sa finale

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Monaco tient sa finale
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L’AS Monaco est devenue la 4e équipe française, après Reims, Saint-Etienne et Marseille, à se qualifier pour la finale de la C1 grâce à son match nul (2-2) face à l’équipe anglaise de Chelsea, en demi-finale retour de la Ligue des champions, mercredi à Londres.

Les Monégasques, qui seront opposés aux Portugais du FC Porto en finale le 26 mai à Gelsenkirchen (Allemagne), avaient fait le plus dur à l’aller en l’emportant 3-1 grâce à deux buts dans le dernier quart d’heure de Fernando Morientes et Shabani Nonda.

Largement ballotés en 1re période et menés dès la 22e minute sur un but de Gronkjaer, les Monégasques, dominés au milieu de terrain, ont été virtuellement éliminés à la 44e minute quand Lampard trompait Roma après un une-deux avec Gudjohnsen.

Mais alors que Morientes avait manqué une occasion en or à la 41e minute, Ibarra, prolongeant une tête de Morientes, réduisait le score dans les arrêts de jeu de la première période, qualifiant à nouveau les siens. Au retour des vestiaires, l’entraîneur de l’ASM Didier Deschamps avait fait sortir Squillaci, revenant juste de blessure, pour rééquilibrer son équipe. Ibarra, mal à l’aise au milieu de terrain, retrouvait son poste d’arrière droit où il avait été étincelant à l’aller, Givet glissant dans l’axe au côté de Rodriguez.

L’édifice était alors beaucoup plus solide et malgré quelques alertes, le changement s’avérait payant, Monaco trouvant le salut encore une fois par Morientes, qui, sur un une-deux avec Bernardi, trompait Cudicini (60).

Rothen, fou de joie - lui qui avait longtemps été incertain -, venait fêter le but avec son entraîneur. A 2 à 2, Chelsea devait alors marquer trois nouveaux buts pour se qualifier, autant dire que la mission était quasiment impossible. Ranieri faisait bien entrer Crespo, Johnson et Parker, mais les Anglais devaient se contenter de ce nul. Et pourront longtemps regretter leurs errements du match aller.

Monaco peut maintenant espérer rejoindre Marseille, seul club français à avoir remporté la C1, en 1993. L’entraîneur italien de Chelsea, Claudio Ranieri, avait finalement décidé de titulariser le Néerlandais Jimmy Floyd Hasselbaink en attaque, aux côtés de l’Islandais Eidur Gudjohnsen, pour affronter Monaco, mercredi à Stamford Bridge.

L’Argentin Hernan Crespo, buteur à l’aller, faisait donc les frais de l’opération, et était relégué sur le banc. A Chelsea, privé de Marcel Desailly en défense centrale et de Claude Makelele au milieu de terrain, tous deux suspendus, William Gallas, remis d’une blessure à une cuisse, tenait finalement sa place en défense centrale aux côtés de l’Anglais John Terry.

Du côté de Monaco, Jérôme Rothen, incertain en raison d’une inflammation de l’adducteur gauche, était finalement aligné côté gauche, tandis que le Croate Dado Prso, également blessé à un orteil, débutait sur le banc. Le défenseur central Sébastien Squillaci, de retour de blessure (cuisse gauche), tenait sa place et l’Argentin Hugo Ibarra, remarquable à l’aller, montait d’un cran pour évoluer au milieu de terrain.

La forte pression annoncée de Chelsea était bien réelle dès le début de la partie. A la 1re minute, le Monégasque Rodriguez dégageait un ballon plein axe, Hasselbaink récupérait à l’entrée de la surface et frappait. Mais Roma arrêtait la tentative.

S’en suivait alors une pression terrible et permanente des 'Blues' de Chelsea. Même si Morientes, de 20 m, sollicitait le gardien Cudicini (11), c’est Roma qui était le plus mis à contribution.

Il sortait de façon aérienne devant Terry (13) puis s’opposait avec brio à une belle tentative de Geremi à l’entrée de la surface. A cette occasion, le ballon revenait dans les pieds de Cole qui manquait complètement sa volée.

La minute suivante, Roma devait encore intervenir magistralement sur Hasselbaink, qui avait grillé Evra en vitesse pure (17). Malgré une abnégation défensive réelle, Monaco était en grande difficulté.

Alors qu’Evra, touché sur l’action d’Hasselbaink, n’était pas encore revenu à sa position de latéral gauche, Gronkjaer décochait un magnifique lob croisé de l’angle de la surface et ouvrait logiquement la marque pour Chelsea (1-0, 22).

Monaco sortait un instant la tête de l’eau. Suite à leur premier corner, les hommes de Deschamps allaient se créer une occasion en or. Bernardi décalait Rothen. Morientes, contré par Terry, reprenait le centre sur le poteau gauche de Cudicini battu (25).

Mais Chelsea reprenait sa marche en avant. Sur un centre d’Hasselbaink, l’Islandais Gudjohnsen, peu en vue jusqu’alors, devançait Givet de la tête. La tentative échouait sur la transversale (33).

Dans la foulée, l’excellent Lampard enchaînait contrôle poitrine - reprise de volée. Une fois de plus, Roma était présent. Monaco se reprenait malgré tout lors d’une fin de mi-temps enlevée. Servi par Rothen, Morientes profitait d’un appel croisé de Giuly pour se retrouver seul devant Cudicini. Mais le meilleur buteur de la compétition ne cadrait pas.

Pire pour les Monégasques, Lampard doublait la mise à la 44e. Melchiot décalait Gudjonhsen lequel servait l’international anglais (2-0). En toute fin de période, Rothen dans un ultime débordement, centrait sur Morientes. L’Espagnol déviait le ballon de la tête sur Ibarra, puissant au deuxième poteau, qui réduisait le score de façon heureuse pour Monaco (2-1, 45+2).

A la reprise, Didier Deschamps sortait donc Squillaci, très en difficulté devant les assauts anglais pour son retour à la compétition. Plasil entrait au milieu de terrain, le buteur Ibarra retrouvant son poste de latéral droit et Givet de défenseur central.

Malgré une tentative complètement loupée de Gronkjaer (50) puis une volée de Lampard captée par Roma (59), Monaco maîtrisait mieux la rencontre dans cette organisation tactique plus classique.

D’ailleurs, sur une phase de jeu combinée 'spéciale Monaco', Rothen, auteur d’une très belle prestation, ressortait pour Evra, lequel alertait aussitôt Morientes face au but. Après un une-deux d’école avec Bernardi, le «Galactique » monégasque ne manquait pas cette nouvelle opportunité.

A chaque fois que Monaco a marqué en déplacement cette saison en C1, l’Espagnol avait marqué (Eindhoven, Moscou, Madrid). Il en fut de même à Stamford Bridge (9e réalisation en Ligue des champions).

Sa puissance frappe du doit crucifiait Cudicini et permettait à Monaco d’entrevoir plus sereinement la fin de la rencontre (2-2, 60). Dès lors, les hommes de Claudio Ranieri devaient espérer marquer à trois reprises pour rejoindre Porto en finale. Les convictions avaient changé de camp.

Et Monaco attendait son adversaire à 40 m de ses buts. Rothen, Morientes, Bernardi et Cissé coulissaient avec intelligence et fermaient toute ouverture. Si impressionnants en première période, les Bridge, Hasselbaink, Gudjohnsen et Grondkjaer devenaient méconnaissables.

Le remplaçant Johnson, auteur d’une grosse faute sur Rothen (81), témoignait de l’impuissance britannique. En contre, Monaco avait encore des ressources. Rothen décalait Plasil. Le Tchèque servait Prso, qui avait remplacé Giuly, mais Cudicini se couchait parfaitement sur la frappe (84). Ibarra tentait lui aussi sa chance (88).

Les supporters monégasques pouvaient chanter «On est en finale». Pour la première fois depuis 1993, une équipe française atteint le sommet européen. Deschamps et ses hommes devront écrire leur légende le 26 mai à Gelsenkirchen contre Porto.





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