Les anciens joueurs Paul Van Himst, Ruud Gullit et Johan Cruijff, accompagnés d’Harry Been (secrétaire général de la fédération néerlandaise), de Michael Van Praag (président de la fédération néerlandaise) et François De Keersmaecker (président de l’Union Belge) ont remis hier à Zürich le fameux "Bid Book", le dossier de la candidature de la Belgique et des Pays-Bas à l’organisation du Mondial 2018 ou 2022, à Sepp Blatter, président de la Fifa.

Au contraire des autres délégations qui s’étaient déplacées dans de luxueuses limousines, les représentants de notre candidature ont bravé la pluie et sont arrivés à vélo.

Outre la Belgique et les Pays-Bas, l’Angleterre, les Etats-Unis, l’Australie, la Russie et l’Espagne et le Portugal (candidature commune) sont aussi en lice pour l’organisation du Mondial 2018 ou 2022. Le Qatar, le Japon et la Corée du Sud postulent seulement pour 2022. Les pays en lice recevront la visite d’une commission technique entre les mois de juillet et septembre, la décision finale devant être rendue le 2 décembre.

"The HollandBelgium Bid" s’articule autour de sept grands buts consignés dans son dossier de candidature. Les grandes lignes en bref : la Belgique et les Pays-Bas promettent la Coupe du Monde la plus écologique de l’histoire (raison pour laquelle les représentants sont arrivés en vélo). Tous les matches seront disputés dans des stades "verts" à énergie renouvelable. Dans la même idée, la compacité de l’organisation induirait moins de nuisances liées aux transports durant le tournoi. Le comité garantit ainsi une Coupe du Monde avec 50 % de pollution en moins que pour les autres événements du même type.

Les transports publics seraient exploités au mieux et la gratuité de deux millions de vélos rendus disponibles est prévue. Un autre but recherché est celui de donner un coup de fouet pour l’ensemble des clubs belgo-néerlandais, servant de viviers aux talents de joueurs et d’entraîneurs qui font le bonheur des plus grandes compétitions à travers le monde. Un programme spécifique viserait à soutenir la formation d’entraîneurs à travers les clubs dans les pays en voie de développement. 2 018 coaches bénéficieraient ainsi d’une formation. (D’après Belga et AFP)