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Football

Mondial 2018: Leterme se veut confiant

Antoine Clevers

Publié le - Mis à jour le

Deuxième jour de visite dans les plats pays qui sont les nôtres pour les experts de la Fifa. Ils évaluent jusqu’à jeudi la candidature belgo-néerlandaise pour l’organisation de la Coupe du monde (CM) de football 2018 ou 2022.

Pour ce faire, ils ont notamment eu un contact hier avec le monde politique belge représenté par le Premier ministre Yves Leterme (CD&V).

M. Leterme, comment s’est passée cette rencontre ?

C’était une réunion constructive qui a eu lieu dans une bonne atmosphère. Nous avons réitéré le soutien de l’ensemble du monde politique à notre candidature.

C’est important ?

C’est crucial aux yeux de la Fifa et des membres du jury qui feront le choix final. Aujourd’hui, par le biais de nos différents gouvernements, plus de 90 % de la face politique en Belgique supporte la candidature.

La Fifa est inquiète de la situation politique en Belgique ?

Le sujet n’a pas été abordé. Vous savez, chaque pays à ses élections et ses problèmes. Cela n’influence pas le choix de la Fifa.

A quelles conditions la CM pourra-t-elle se tenir chez nous ?

Je peux garantir que l’organisation de la CM ne se fera pas aux frais du contribuable ! Le monde du foot doit être capable de mettre de l’argent sur la table et d’apporter des garanties financières.

La semaine dernière, on a pourtant beaucoup parlé de toute une série d’avantages, notamment fiscaux, qui seraient accordés à la Fifa…

Je crois qu’il y a eu des amalgames et des incompréhensions. Il est surtout question, d’une part, de la double imposition (NdlR : le fait pour la Fifa de ne pas payer des impôts en Belgique et en même temps en Suisse où elle a son siège). Et, d’autre part, de l’application des règles européennes en matière de TVA.

Quelles sont les chances de la Belgique et des Pays-Bas ?

Je dirais entre 25 et 33 %. Il y a trois ou quatre candidatures sérieuses avec la nôtre. A savoir la Russie, le Royaume-Uni et l’Espagne. Voire les Etats-Unis qui sont forts également. Mais je crois qu’on a une bonne chance. Et notre nomination démontrerait que des pays de taille moyenne ont aussi la capacité d’organiser de grands événements.

Quels sont nos atouts ?

On a trois avantages principaux. Un : la Belgique et les Pays-Bas ont des surfaces relativement réduites, donc des distances entre les stades assez courtes. Ce qui raccourcit les déplacements et, dès lors, les dégagements de CO2. Deux : nous avons une véritable culture du football. Trois : notre tradition dans l’organisation de grands événements.

En tant qu’amateur de foot, quel sera, selon vous, le visage des Diables rouges en 2018 ?

On a un effectif avec beaucoup de moyens. Je crois qu’on pourrait avoir une vingtaine de joueurs capables de rivaliser avec le niveau mondial. Cette équipe devra avoir de l’ambition et viser les quarts ou les demi-finales, comme nos amis néerlandais ont pu le faire.

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