Football

Mons en quête de rachat à La Louvière

Angelo Volpe

Publié le - Mis à jour le

Depuis l'arrivée d'Ariel Jacobs, les dirigeants de La Louvière ont décidé - budget oblige - de miser sur les jeunes. Les Belges Sylvio Proto, Yannick Vervalle et Serge Djamba- Shango, les Français Mamouni et Murcy, mais aussi les Nigérians Manaseh Ishiaku, Peter Odemwingie et Oguchi Onyewu (NdlR: d'origine nigériane mais Américain de passeport) qui font figure de révélations. Qui sont ces derniers et quel est leur potentiel? Ariel Jacobs répond.

Manaseh Ishiaku. Son nom restera associé à la finale de la Coupe de Belgique 2003, où il fut l'auteur des deux buts au stade Roi Baudouin. «Et pourtant, lors des semaines qui ont précédé ce match contre Saint-Trond, je l'avais senti fatigué. J'ai longtemps hésité à l'aligner et il est resté très longtemps en balance avec Kenmogne. J'avais d'ailleurs tenu un discours identique aux deux hommes avant la rencontre. Je voulais leur faire comprendre que c'était collectivement et non grâce aux individualités que nous pouvions remporter ce trophée. Mais ce dimanche-là, Manaseh m'a contredit.» Suspendu ce soir pour cumul de cartes jaunes, Ishiaku doit encore apprendre à canaliser son énergie.

Peter Odemwingie. Lorsqu'un soir de décembre, Ariel Jacobs titularisa le Russo-Nigérian à Genk, en Coupe de Belgique, la première impression fut mitigée. De la vitesse, de la technique mais un jeu qu'il fallait dégrossir afin de rendre ce diamant brut bien plus brillant. «Peter n'a pas eu trop de chance en arrivant chez nous car il s'est fracturé la mâchoire. Ce n'est qu'au cours du stage en Turquie qu'il a pu s'imprégner de la mentalité nécessaire à progresser. Et sa demi-saison s'est ensuite révélée d'un bon niveau. Il possède un côté jouette mais ses qualités techniques apportent indéniablement un plus à La Louvière. Je sais qu'il ne peut disputer 34 matches à un haut niveau mais je me vois mal l'empêcher de tenter des gestes parfois très osés.»

Oguchi Onyewu. Arrivé au Tivoli en cours de saison, Oguchi n'a pas tardé à se fondre dans le moule. Son entente avec Thierry Siquet a notamment permis à Ariel Jacobs de tenter - avec réussite - la montée dans le milieu du jeu de Georges Arts. «Plus encore que les deux autres, l'Américain en impose par son physique et sa personnalité. J'ai rarement eu sous mes ordres un joueur aussi cool. Dix jours de tests chez nous ont suffi à nous encourager à l'engager tant ses qualités humaines et sportives paraissaient séduisantes. La rencontre contre Benfica a confirmé que nous ne nous étions pas trompés dans notre choix: dans les moments les plus chauds, Onyewu a émergé avec un calme olympien.» Et dire que sans l'éclosion de Vervalle, jamais les dirigeants louviérois - qui recherchaient plutôt un flanc gauche - n'auraient engagé Onyewu.

© Les Sports 2003

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