Il y a quinze jours qu'Ivica Mornar est arrivé à Portsmouth pour y parapher un contrat de deux ans et demi. Depuis lors, l'ancien attaquant d'Anderlecht a joué trois matches en Premier League et a marqué un but, mais son équipe n'a engrangé qu'une seule unité et reste plus que jamais dans la zone dangereuse du classement, en dix-septième position, avec deux petits points d'avance sur Leicester, premier descendant.

Mercredi soir, Ivica a joué toute la rencontre contre Chelsea, mais il n'a rien pu faire contre la puissance du club cher - c'est le mot - au magnat russe Abramovich. «On a perdu 0-2 mais on a bien joué, explique le numéro 37 de Portsmouth. On a pris deux buts stupides alors qu'on a plutôt dominé les débats. La situation du club est difficile mais l'optimisme reste de mise, malgré deux nouvelles blessures de joueurs importants: Sheringham et Berger.»

Autrement dit, alors qu'Hugo Broos cherche des attaquants pour le match contre Lokeren, Ivica Mornar est déjà indispensable pour sa nouvelle équipe: «J'ai débuté le match aux côtés du Nigérian Yakubu et en deuxième mi- temps, on a évolué avec trois attaquants. J'ai joué en pointe, dans l'axe, à la... Koller! Et on a tout joué sur ma tête, en balançant de longs ballons vers l'avant. Ce n'est pas mon style de jeu préféré, mais je dois m'adapter aux circonstances. En outre, tout va très vite dans le jeu, c'est un combat de tous les instants.»

Mornar suit Anderlecht

Les joies de la

Premier League, en quelque sorte. Et Ivica avoue être «un peu crevé» dans son nouveau rôle. Cela ne risque pas de s'améliorer dans les prochains jours, puisque son programme est tout sauf light: match de la Cup à Liverpool dimanche, rencontre amicale Croatie-Allemagne mercredi à Split et... re-Liverpool, le samedi 21, à Anfield Road, en championnat: «C'est lourd, mais c'est une nouvelle expérience incroyable pour moi. Ce qui me surprend le plus, c'est la liberté dont on jouit ici. Mercredi, le match commençait à 20 h et le rendez-vous était fixé à 18h15. Cinq minutes de tactique, échauffement, et c'est parti. Même chose après les entraînements: quasiment pas de contraintes. Ce qui est particulier, c'est que notre complexe d'entraînement se situe à Southampton, le grand rival de Portsmouth...»

Et Anderlecht? Ivica reste très au fait de l'actualité bruxelloise: «Je suis en ligne avec Jestro presque tous les jours. Anderlecht a gagné 2-3 à Beveren au terme d'une deuxième mi-temps super, Aruna et Hasi sont suspendus contre Lokeren, Iachtchouk est le seul attaquant disponible, Aruna a payé le resto mardi, etc. Rien ne m'échappe. Les problèmes d'attaquants? Anderlecht a seize points d'avance sur le Standard, il ne peut plus rien lui arriver. Et puis, Nenad va bientôt revenir...»

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