Le portier des Diables est notamment revenu sur sa "gueulante" poussée après Belgique-Islande : "Avec ce que j'ai déjà accompli dans ma carrière, tu as quand même le droit de dire quelque chose."

À quelques heures de la reprise de la Premier League, Thibaut Courtois s'est confié à nos excellents confrères britanniques du Guardian. Le dernier rempart des Diables rouges raconte notamment sa première expérience sous les couleurs nationales, la méthode Mourinho ou encore sa relation avec Petr Cech. Morceaux choisis.

Sa première sélection : "Vincent Kompany et Daniel Van Buyten étaient là. Deux grands joueurs, alors que moi j'avais 19 ans, j'étais dans l'équipe pour la première fois. En tant que jeune, je craignais un peu de leur crier dessus quand on s'organisait pour des corners ou des phases arrêtées, de leur dire qui ils devaient prendre ou bien où ils devaient se placer. Tu n'oses pas. Mais bon, même si tu peux être timide au début, tu dois apprendre à te faire entendre."

La méthode Mourinho : "Maintenant que je travaille pour lui, je comprends facilement pourquoi ses équipes ont cette mentalité de battants. Il te motive. Si le coach sur la touche n'a pas cette force, s'il ne transmet pas sa mentalité, les joueurs ne peuvent pas toujours bien gérer. La vie devient difficile. Mais avec Mourinho, tout est simple. Il sait quand il doit être proche de ses joueurs, être comme l'un d'eux en faisant des blagues, comme un ami. Et il sait aussi quand il doit être dur et distant, même sévère."

Sa relation avec Petr Cech : "Peu après la fin du match (contre Arsenal), j'étais à l'hôpital, et Petr avait essayé de m'appeler deux fois. Plus tard, il m'a envoyé un message." […] "Le jour où j'ai passé ma visite médicale à Chelsea, Petr est venu me dire bonjour et m'accueillir, tout comme Didier (Drogba) et John (Terry). Maintenant, on s'entraîne vraiment bien ensemble, on parle beaucoup de choses qui peuvent arriver en match. C'est une chouette relation. Je comprends bien sûr qu'il n'est peut-être pas heureux de ne pas jouer beaucoup, et c'est normal. À l'Atlético, les numéros deux ne me parlaient pas toujours. Ce n'était pas de la jalousie, plutôt de la frustration, mais ça prouvait qu'on ne s'entendait pas bien."

Son rôle de leader chez les Diables : "En équipe nationale, le vrai leader c'est Vincent Kompany, mais il n'était pas là contre l'Islande. Je ne me sens pas responsable de toute l'équipe, mais je suis responsable de la protection de mon but. Avec ce que j'ai déjà accompli dans ma carrière, parfois tu as le droit de dire quelque chose. Je ne dis pas que je suis le leader, mais je sens que je peux dire quelque chose si ça peut améliorer l'équipe."