C' est typique de l'équipe belge!´

Wesley Sonck n'a pas encore conquis son titre de baron de l'équipe nationale mais il en a déjà assimilé toutes les caractéristiques. Son goal, le troisième de sa carrière de Diable après celui qu'il a inscrit contre Saint-Marin et son but en Grèce, l'a évidemment ravi même s'il précise: `Il a eu le mérite de débloquer le match. Mais il est heureux que Wilmots ait pu marquer lui aussi. Je n'ose penser à ce qui aurait pu se produire si mon goal avait clôturé notre production.´

Le Soulier d'Or belge l'expliquait ainsi: `Je suis petit, certes, mais bon de la tête. Quand le ballon m'est arrivé au moment et à l'endroit précis où je l'espérais, j'étais en mouvement: c'est un bonus pour un petit gabarit. J'ai rempli mon office, cet après-midi. Le mérite en revient, aussi, à mes pourvoyeurs. Un avant est, davantage qu'un autre joueur, tributaire du comportement de ses partenaires. Quand ceux-ci jouent bien, la tâche du buteur est facilitée.´

Marc Wilmots, toujours en contentieux avec une partie de la presse, n'a pas été prolixe: `Nous dédions ce succès au coach. Nous avons -aussi- joué pour lui. On nous a affublés du qualificatif peu amène de génération de pacotille. Je suis fier d'être le capitaine de cette équipe qui vient de remettre certaines choses au point.´

Wilmots forfait?

Marc Wilmots s'alignera-t-il contre le Brésil?

`Ma cheville et mon genou m'ont fait souffrir. Je ne fais pas du cinéma: si, lundi, je ne me sens pas suffisamment apte à tenir valablement ma place, je renoncerai. Je m'en voudrais de handicaper cette équipe-là par vanité.´

Mbo Mpenza a souffert de crampes peu avant sa sortie: `L'entraîneur m'avait demandé de pistonner au maximum. Je l'ai fait. Nous n'avions pas honte de nos deux premières prestations mais nous savions qu'il convenait de faire mieux pour la troisième. Le coach n'a pas cessé de nous exhorter à aborder ce match décisif sans peur. Le message est bien passé. J'ai conscience d'avoir... surpris tout le monde. Je sais qu'on m'attendait davantage contre le Japon et contre la Tunisie. C'était compter sans la sagacité de Robert Waseige: le coach avait sa botte secrète...´

Yves Vanderhaeghe, qui réalise un Mondial du... tonnerre de Dieu, louait, lui aussi, le collectif. Puis il avouait: `Je savais que j'étais capable de jouer comme cela. J'ai toujours cru en moi-même quand j'ai perdu ma place en Croatie. Mais je suis heureux de constater que Simons et moi pouvons également être associés.´

Yves Vanderhaeghe n'oubliera jamais le Japon: n'a-t-il pas entamé sa carrière internationale à la Kirin Cup?

© Les Sports 2002