Entretien

Au Neftchi Bakou, on n’est pas content du tout. Les dirigeants azéris n’ont pas aimé qu’il soit dit et écrit en Belgique qu’Emile Mpenza devait quitter le club aussi vite que possible. Le vice-président, Suleymanov Tahir Baybala, nous a contactés pour rectifier certaines choses.

Pourquoi êtes-vous fâché ?

J’ai lu sur Internet qu’en Belgique, tout le monde croit qu’on veut jeter Emile Mpenza, qu’on n’en a plus besoin. C’est totalement faux.

Vous avez pourtant libéré Emile pour qu’il se trouve un nouveau club, non ?

Nous lui avons juste permis de rentrer en Belgique 3-4 jours pour des raisons familiales. Il doit rentrer ce lundi en Turquie où l’on effectue notre stage hivernal.

Il y a quand même de grandes chances qu’Emile quitte Bakou avant la fin du mois de janvier.

C’est possible mais je vous rappelle qu’Emile est sous contrat jusqu’en juin 2013 avec nous. On l’a payé 500 000 € à Sion et 100 000 € de bonus parce qu’on a été champions la saison passée. On ne va donc pas le lâcher gratuitement. On ne demandera pas une somme dingue car on ne veut pas bloquer sa carrière mais on ne va pas lâcher gratuitement. En fait, on s’adaptera au club intéressé, selon ses moyens.

Emile n’est plus titulaire chez vous. L’économie de son salaire vous ferait tout de même du bien…

Il y a quelques jours, nous avons joué un match amical contre les Allemands de Dresde. Emile a été excellent. Nous sommes en tête à mi-championnat et Emile ne serait certainement pas de trop. Il fait partie des gros salaires du club mais il n’y a aucun souci pour le payer.

Des clubs indiens, américains et français ont montré de l’intérêt récemment pour Emile. Avez-vous reçu des offres concrètes ?

Absolument aucune jusqu’à présent. Nous partons du principe qu’il restera avec nous pour aider le Neftchi Bakou a conservé son titre.