Jusqu’au coup de sifflet final, il n’aura pas lâché une parcelle de terrain, donnant le tournis à une défense anderlechtoise bien souvent obligée de le regarder : "J’aurais préféré faire un mauvais match et voir l" équipe gagner. Ce n’est pas ma prestation qui compte." Hier, en quittant le Parc-Astrid, Paul-José Mpoku venait de déposer sa carte de visite et quelques regrets.

Paul-José, avec le recul, on se demande quel était le plan…

Le plan, c’était juste d’attaquer. Le coach nous avait bien demandé de ne pas calculer et on ne l’a pas fait. On devait récupérer le ballon le plus haut possible. Maintenant, quand on prend des buts sur phases arrêtées, cela complique tout.

L’histoire se répète un peu.

Oui et le pire, c’est qu’on a travaillé cela en semaine. On savait qu’il fallait se méfier. On leur a laissé un peu trop de libertés.

Deux erreurs qui vous obligent peut-être à voir le titre s’envoler  ?

Mais c’est vous qui revenez chaque semaine avec cela. Le titre, on n’en a jamais parlé. On veut être européen à la fin de la saison. On n’a pas d’autre but que celui-là.

Pourtant, il y avait de la déception dans le vestiaire.

Si tu n’es pas déçu après un match comme celui-là, c’est que quelque chose ne tourne pas rond. Mais je peux vous assurer qu’on est déjà prêt à tourner le bouton et aller chercher la victoire chez nous contre Bruges.

En jouant totalement la carte de l’offensive.

Cela, ce sera au coach de décider.

La question vient du fait qu’on ne sait pas trop si vous avez joué comme second attaquant.

En fait, j’avais un rôle d’électron libre. C’était à moi d’adapter mon positionnement en fonction des espaces que je voyais. Je devais aussi venir gêner Biglia lorsqu’il descendait assez bas en zone de récupération.

Mais cela manquait parfois de taille devant.

On sait qu’on doit composer avec ce paramètre-là. On ne sera jamais des géants mais on doit faire parler notre technique et notre vitesse.

Votre amitié avec Michy vous aide sur le terrain ?

Tout le monde sait qu’on s’entend bien mais le coach veut que l’on joue pour l’équipe. Pas pour nous !