Mudingayi, digne de confiance

Football

David De Myttenaere

Publié le

Mudingayi, digne de confiance
© BELGA

A l'instar des frères Mpenza, de Kevin Vandenbergh, de Philippe Léonard, de Geert De Vlieger et de Brian Vandenbussche, Gaby Mudingayi a effectué son retour en équipe nationale à l'occasion des deux prochains rendez-vous des Diables Rouges, en Serbie (samedi 20 h à Belgrade) et face à l'Azerbaïdjan (mercredi 20 h 45 à Anderlecht). Chacun d'eux espère enfin participer aux éliminatoires de l'Euro 2008.

Gaby Mudingayi n'a pas joué contre le Kazakhstan et en Arménie parce qu'il a été gravement blessé en championnat, fin de saison passée, suite à un tacle de Fabio Cannavaro, alors à la Juventus. "Aujourd'hui, cette blessure est derrière moi" "J'ai énormément travaillé, je n'ai pas pris de vacances pour accélérer ma revalidation. J'ai réellement brûlé les étapes. J'ai souffert. Mais c'est désormais du passé. Le plus important, maintenant, c'est de retrouver mon meilleur niveau."

Là aussi, tout va très vite pour le joueur qui vient de fêter ses 25 ans. Il a joué 87 pc du temps de jeu dans le Calcio et il respire la forme : "Je savais que le sélectionneur fédéral suivait les prestations de tous les Diables Rouges. J'y pensais en montant sur le terrain. René Vandereycken m'a souvent appelé pour prendre de mes nouvelles. Cette confiance m'a motivé et m'a aidé à revenir. Je me demandais si mes prestations allaient me permettre de réintégrer le noyau de l'équipe nationale. J'ai toujours gardé espoir mais je ne suis pas du style à penser que la Belgique ne peut se passer d'un joueur qui évolue dans le Calcio. J'ai fait mon travail sur le terrain et je suis très heureux d'être de retour en équipe nationale."

Enfin la reconnaissance

Gaby Mudingayi considère l'équipe nationale comme une récompense. Il a enfin un peu de reconnaissance... "Quand j'ai quitté la Belgique, jeté de La Gantoise, je suis arrivé en Italie avec des doutes. Mais on m'a directement mis à l'aise lorsque je suis arrivé à Torino : on m'a dit qu'on croyait en moi et que cela prendrait le temps qu'il faudrait mais que cela réussirait. En Italie, on me demande si cela fait quelque chose en Belgique que je réussisse dans le Calcio. Je dois bien avouer que j'ai plus de reconnaissance là-bas. Quand, après un match, Seedorf vient vous serrer la main et vous féliciter pour votre match, cela donne confiance. Je n'ai jamais senti ça en Belgique... avant d'être appelé en équipe nationale."

Le médian romain veut maintenant démontrer qu'il en est digne. "Que je commence le match, que je rentre en cours de partie ou que j'encourage du bord du terrain, je vais faire mon boulot à fond. La Serbie est un concurrent direct pour la qualification. Deux de mes coéquipiers ont déjà joué en Serbie et ils m'ont prévenu : ce sera l'enfer à Belgrade. Je ne connais pas bien l'équipe serbe mais on doit s'attendre à vivre un match très difficile. Cela ne me fait pas peur : je vais pour ainsi dire "à la guerre" toutes les semaines."

© La Libre Belgique 2006

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