Annoncé avec insistance du côté du Paris-Saint-Germain depuis trois semaines, l'attaquant brésilien va devenir le joueur le plus cher de l'histoire en quittant le FC Barcelone.

Le club détenu par le prince héritier du Qatar, le Cheikh Tamim Al Thani, et présidé par Nasser Al-Khelaïfi compte bien verser les 222 millions d'euros permettant de lever la clause libératoire de Neymar. Enfin, pas tout à fait. Le montage financier s'annonce en réalité un peu plus complexe que cela afin de rester dans les clous du fair-play financier de l'UEFA et pour contenter les différentes parties intéressées dans ce transfert. Une chose demeure certaine: Neymar va coûter très cher au PSG et renflouer les caisses de l'État français... et de l'État espagnol, dans une moindre mesure.

80 millions pour le fisc espagnol, 100 millions pour le fisc français

Interrogé par nos confrères du Figaro , Thierry Granturco, un avocat spécialisé dans le droit du sport, affirme que " Sur les 222 millions que le PSG va donner à Neymar pour qu'il rachète sa clause libératoire, le joueur va devoir payer 40% de la somme au fisc espagnol, soit environ 80 millions d'euros ." Le club français devra donc lui verser 80 + 222 millions d'euros afin que le joueur n'ait pas à sortir cet argent de sa poche et pour que le Barça perçoive également le montant convenu. Ce versement sera considéré comme une " avance sur salaire ". Ensuite, sur les 222 millions d'euros initiaux, le Paris-Saint-Germain va être dans l'obligation de payer des charges sociales à l'Etat français. Ces dernières devraient s'élever à pas moins de 100 millions d'euros. Une double imposition qui fait déjà monter le coût de l'opération financière à... 400 millions d'euros.

L'imposition sur le salaire annuel de la star brésilienne

En ce qui concerne le salaire de Neymar, les médias français pensent savoir qu'il s’élèvera à 35 millions d'euros net par an... soit 62 millions bruts par an. Ce qui équivaut à 27 millions d'euros qui tomberaient dans les caisses de l'Etat, auxquels s'ajoutent les 10,5 millions d'euros de cotisations sociales annuelles.

Si, comme cela semble déjà convenu, le joueur s'engage pour les cinq prochaines saisons en faveur du club de la capitale, l'Etat français devrait percevoir au total environ 287,5 millions d'euros minimum.

Ce montant exorbitant pourrait bien être encore plus démesuré selon le nombre de maillots vendus (le marchandising, plus globalement) et de spectateurs présents au Parc des princes. "Si le PSG gagne plus d'argent, cela conduira à une hausse des recettes de TVA et une hausse des recettes liées à l'impôt sur les bénéfices des sociétés", explique l'économiste du sport Pierre Rondeau, toujours au Figaro.