Norvégiens au lieu de Sud-Américains
© EPA

Football

Norvégiens au lieu de Sud-Américains

PAR CHRISTIAN HUBERT

Publié le - Mis à jour le

ENTRETIEN

Nous avions quitté les Diables et le coach fédéral Robert Waseige, bien avant les fêtes, mais c'était vraiment la fête, dans l'euphorie de la qualification, au retour de Prague. Trois mois plus tard, c'est la reprise, avec le début de la campagne de préparation qui amènera la Belgique au Japon, fin mai.

Pendant cette trêve, vous avez fait engager un préparateur physique, Michel Bertinchamps. Est-ce à dire que la condition physique des Diables vous donne du souci?

`Pas du tout, mais la présence d'un préparateur physique est utile, voire, indispensable, dans tous les grands tournois. D'ailleurs toutes les grandes équipes en possèdent. Et j'ai toute confiance en Michel avec lequel j'ai travaillé à Charleroi (...) C'est surtout utile pour les blessés légers, qui ne doivent pas passer leur vie entre les mains des médecins et des kinés, mais qui ne sont pas tout à fait aptes à suivre le groupe.´

En dehors de cela, quoi de neuf depuis Prague?

`On s'est installés dans cette évidence, bien agréable, de la qualification. Les dirigeants fédéraux, mes patrons, ont changé, nous n'avons plus le même président ni le même secrétaire général, mais cela n'a, jusqu'à présent du moins, modifié que des questions de détails, car, en fait, je travaille avec l'un et l'autre depuis deux ans et demi.´

Etes-vous satisfait du programme de préparation?

`Oui et non. Je m'explique. Oui, d'une manière générale, à une exception près, mais elle est importante: on m'a refusé un adversaire sud-américain, uniquement pour des raisons financières. Pour livrer le fond de ma pensée, je trouve que c'est un peu mesquin. A ce niveau, je considère que ce sont des économies de bout de chandelle. Bien sûr, nous ne rencontrons pas d'équipe latino-américaine au premier tour, mais nous espérons bien sûr en affronter plus tard. Admettons que l'Argentine était peut-être trop chère, mais sûrement pas l'Uruguay. Il y a des gens qui jouent un curieux rôle à la Fédé. Enfin, passons, c'est comme ça...´

Quel est le moment le plus important du programme?

`Ils sont bien sûr tous importants, mais je place le match contre la France à part. Je pense et je crains que certains considèrent ce match au Stade de France comme un aboutissement, un but en soi plutôt que comme une simple étape de notre préparation.´

Un ou des nouveau(x) joueur(s) pourraient-ils encore venir s'intégrer dans le noyau?

`C'est très peu probable. En principe, la réponse est non. Et c'est en tout cas mon souhait, mais on n'est jamais à l'abri d'une succession de catastrophes.´

L'absence de Walem, au Standard, n'est-elle pas une cause de soucis?

`Oui, mais laissons faire le temps. C'est un des joueurs qui apportent du `liant´, mais il est bien évident qu'il devra retrouver sa place de titulaire au Standard pour être des nôtres.´

© La Libre Belgique 2002

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci

Immobilier pour vous