MONS Pour son retour dans le onze montois, Chemcedine El Araichi n'aura vraiment pas passé une soirée de tout repos, hier soir, à l'occasion de la venue de Lokeren au stade Tondreau.

Toujours très physique dans ses interventions, le défenseur de l'Albert dut quitter ses partenaires dans les derniers instants de la rencontre suite à un deuxième avertissement...

«Pour en revenir à cette phase de jeu, je peux vous jurer que je ne touche pas mon adversaire, confia le joueur. Je ne comprends, d'ailleurs, pas pourquoi l'arbitre me sanctionne de pareille façon car il était à côté de moi à ce moment. L'essentiel était, toutefois, de parvenir à égaliser après l'ouverture du score rapide par les Waeslandiens. Après une première période catastrophique, le coach a dû nous engueuler dans les vestiaires pour nous sortir de notre léthargie. Nous avons, alors, réagi comme des hommes en nous retroussant les manches et en affichant, enfin, la détermination nécessaire... "

Meilleur élément de son équipe hier soir, Jean-Pierre La Placa poussa un grand ouf de soulagement au coup de sifflet final.

«Sincèrement, je vous avoue que je n'y croyais plus trop à la mi-temps, expliqua-t-il. Lorsque nous avons encaissé, j'ai senti que tout le monde commençait à se poser des questions. Cela s'est vu sur le terrain. Je n'arrive, toujours, pas à comprendre la raison pour laquelle nous avons débuté la partie aussi timidement. Dès le départ, nous aurions dû afficher une plus grande détermination. En revenant à la marque, nous avons répondu présents à 200% derrière notre entraîneur. Dommage que nous ne soyons pas parvenus à empocher la totalité de la mise en jeu afin de nous donner un peu d'air au classement général. Nous ne devons, toutefois, nous montrer trop mécontents du résultat car, avec un peu plus de réalisme, les hommes de Paul Put auraient pu tuer tout suspense avant le repos.»

Berquemanne:

«Certains étaient stressés»

Olivier Berquemanne corroborait les propos de son partenaire suisse à l'issue de la confrontation.

«Nous aurions dû afficher plus d'engagement dès la première minute de jeu, conclut-il. Notre situation délicate a, certainement, stressé certains équipiers qui n'osèrent pas entreprendre des choses qu'ils font habituellement. Nous devons prendre des points avant que la confiance ne s'effrite...»

Rendez-vous au Lierse, dans quinze jour...

© La Libre Belgique 2003