Non, les Carolos ne sont pas ébranlés par la tournure du derby wallon et tous ses atours.

Yannick Ferrera estime d’ailleurs que rien n’a changé : "Je n’ai pas eu l’impression, en cours de semaine, que les joueurs étaient fragilisés. Nous avons travaillé comme d’habitude. En soignant l’aspect mental et tactique du match à venir. Le Standard étant derrière, place au Beerschot !"

L’entraîneur du Mambourg sait cependant que la mission est délicate : "J’estime que le Beerschot est plutôt sous-estimé. Les Anversois n’ont récolté qu’un point mais ils en auraient mérité davantage. Ils ont été injustement rejoints à la marque par Zulte Waregem et ont carrément dominé les Brugeois avant de s’incliner face à ceux-ci."

En outre : "Si le calendrier de Charleroi était particulièrement ardu, le Beerschot n’a pas été gâté non plus. Lokeren, Anderlecht, Waregem et le Club de Bruges, c’est une tranche de calendrier comparable à la nôtre."

Donc, les pensionnaires du Kiel (et plus précisément du stade olympique où eurent lieu les Jeux de 1920) sont susceptibles d’un réveil : "Il nous appartient de les en empêcher !"

De nouveau, Yannick Ferrera entretient le plus grand mystère sur ses plans de bataille mais en attendant d’appliquer le système idéal en fonction de son effectif (qui devrait être modifié dans les huit jours, voir ci-dessous), il devrait manœuvrer en fonction de l’adversaire : "En règle générale, un entraîneur a besoin de sept ou huit matches pour établir ses bases. Je n’ai encore dirigé que cinq rencontres. Une amicale et quatre en championnat."

On s’attend plutôt à une composition semblable à celle d’il y a quinze jours à Malines. Si ce n’est qu’un seul attaquant est disponible. Charleroi pourrait donc évoluer en 5-4-1 avec le retour de Matan Ohayon : "En tout cas, je ne dispose pas d’une équipe qui peut défendre très haut. Ce fut d’ailleurs une erreur de mes joueurs face aux Standardmen. Nous en avons tiré les leçons. Vous savez, un contrecoup peut s’avérer une bénédiction dans la mesure où il est riche en enseignements."

Venons-en au défenseur israélien qui avait été sacrifié la semaine dernière : "Il a été dans tous les coups précédemment. Donc, ce n’est pas quelqu’un qui doit se replonger dans le bain."

Qu’en pense l’intéressé ?

"J’étais venu à Charleroi pour jouer en D1. Maintenant que c’est le cas, ma motivation est décuplée. Et je ne pense pas à ce qui s’est passé mais uniquement au match à venir !