ANDERLECHT Ce n'est qu'hier qu'Anderlecht a pu se rendre compte de l'importance de sa victoire face à Lokeren de samedi. Franky Vercauteren se réjouit: «On est deux fois vainqueur ce week-end. L'écart entre nous et Bruges n'est plus que de quatre points et l'avance sur le Standard est devenue plus grande. Mais je crois surtout que le football belge est le grand vainqueur. Un championnat passionnant est intéressant pour tout le monde. Et le titre? Je crois que nous sommes obligés de réduire l'écart avant d'aller à Bruges pour avoir une chance. Notre série de victoires ne peut donc pas s'arrêter ici.»

Zetterberg: «Le Club a

des déplacements dangereux»

Alors que la majorité des joueurs était pro-Standard, Zetterberg préférait un match nul: «J'ai reçu ce que je voulais. Mais Bruges reste le favori pour le titre. Avec quatre points d'avance, il garde tout en main. Nous devrons vraiment tout gagner et il faut espérer que Bruges fera un faux pas ici ou là. Je connais leur programme par coeur. Ils doivent encore jouer quatre fois en déplacement, surtout contre des clubs qui se battent contre la relégation. Ce sont des matches qui peuvent être dangereux. On ne sait jamais.»

Mais Anderlecht a aussi joué ce week-end. «Ce fut un de nos moins bons matches, mais je suis super content du résultat, avoua Vercauteren. Lokeren est une équipe qui est difficile à manoeuvrer, et nous avions un problème de fraîcheur et de disponibilité.»

En effet, le Sporting n'a pas eu un tas d'occasions contre les Waeslandiens, qui maîtrisèrent bien le ballon. Le 1-0 de Wilhelmsson tomba littéralement du ciel. «Je ne savais pas où était le ballon sur cette passe en profondeur de Zetterberg, expliqua le Suédois. Je me suis basé sur la direction du regard de Milojevic, et j'ai tendu le pied.»

À part une tête de Jestrovic sur le poteau, Anderlecht ne menaça pas le portier lokerenois. Ce fut même Lokeren qui, en début de seconde mi-temps, était à un poil de rétablir l'égalité au marquoir, mais Bancé loupa ses tentatives. Puis Jestrovic reçut le penalty qu'Anderlecht avait réclamé à plusieurs reprises. «Un arbitre belge n'aurait jamais sifflé, se plaint Willy Reynders, entraîneur de Lokeren. Ceux qui connaissent Jestrovic savent qu'il se laisse facilement tomber.» Jestro, de répondre: «On m'a accroché, je n'avais pas d'autre solution que de tomber. En 1re mi- temps, il y avait déjà un penalty pour faute de main.»

Évidemment, Jestrovic transforma son coup de réparation, au milieu: «Milojevic m'avait demandé avant le match comment je tirerais. Après, il m'a dit qu'il savait que je le botterais au milieu, mais qu'il devait quand même choisir un coin. Il était dégoûté. Je le sais, je n'étais pas terrible, mais on était tous fatigués. Zetterberg, Vanderhaeghe, moi: on avait des crampes. Pas grave: on continue notre série de victoires...»

Six, pour être précis. Après ce 18 sur 18, on peut petit à petit parler d'un effet Vercauteren...

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