Hier matin, les fans liégeois se sont réveillés avec une solide gueule de bois après le 4-1 enregistré dimanche à Gand. Pendant le match, les supporters présents dans les tribunes ont manifesté leur mécontentement en réclamant le départ de Dominique D’Onofrio. Le coach les a surpris en quittant le stade par une porte "dérobée". "On n’a pas compris. Personne ne l’aurait agressé. On en a après le coach, pas après l’homme", dit un fan présent à Gand.

Quid des jets de pétards? "Certains ont cru bon d’en jeter sur le terrain. Dire que tout le monde a cautionné serait mentir. Cependant, ce qui nous gêne, c’est qu’on arrête la partie pour deux pétards et on ne dit rien lorsqu’on entend des chants du style : ‘les Wallons c’est du caca/des pédophiles’."

En direct sur "Belgacom 11", Marc Delire a dit que les supporters qui lançaient ces pétards étaient une "bande de veaux" (voir ci-contre). Dans le stade, les supporters rouches ont été mis au courant. "On n’accepte pas de tels propos. Pour nous, Marc Delire nous a insultés !"

À Liège, certains s’étaient déplacés jusqu’à l’Académie pour avoir des explications. "Un combi de police était déjà sur place et nous a demandé de circuler. Ce que nous avons, pacifiquement, refusé car il s’agit d’un lieu public", déclare Fabrice, abonné au Standard.

Avec d’autres, il voulait parler aux joueurs. "Chaque fois que des supporters arrivaient à l’Académie, la police les redirigeait sur la route du Condroz. Quant aux joueurs, ils ne se sont pas arrêtés en nous voyant. On aurait aimé parler à un des cadres de l’équipe afin qu’il nous explique ce qui ne va pas car on ne reconnaît plus notre Standard !"

S’ils n’étaient qu’une poignée à l’arrivée des joueurs, les fans liégeois auraient dû être plus nombreux. "Le car des "Ultras", qui revenait de Gand, était en route pour l’Académie. Mais au pont de Seraing, la police a détourné le car. C’est à ne rien y comprendre."

La police dit avoir reçu des "infos" annonçant que des supporters se rendaient à l’Académie et que, craignant des incidents, des patrouilles ont été organisées pour les dissuader.