Si l'après-Vanhaezebrouck a plutôt mal débuté pour La Gantoise dimanche à Bruges (2-1), il restait à savoir comment allait se terminer l'intérim de Nicolas Frutos à Anderlecht contre le Standard, pour le compte de la 9e journée de la Jupiler Pro League de football.

L'ancien buteur argentin des mauves était en effet pour la quatrième et dernière fois à la tête de l'équipe championne de Belgique avant la trêve internationale et l'arrivée apparemment minutieusement programmée de HVH. Point de vue résultats il n'aurait en tout cas pu faire mieux en championnat: six points sur six dont un Clasico victorieux au Stade Constant Vanden Stock - ce n'était plus arrivé depuis avril 2014 ! - grâce à un but d'Henry Onyekuru à la 89e.

Le Portugais Josué Sa, préféré à Olivier Deschacht, profitait de la blessure d'Uros Spajic pour effectuer ses débuts officiels à Anderlecht.

En face le Roumain Razvan Marin bénéficiait lui de la suspension de Carlinhos en milieu de terrain alors que devant Ricardo Sa Pinto avait préféré le Croate Duja Cop, aligné seul en pointe, à Orlando Sa.

Le technicien portugais allait toutefois être contraint de remplacer Merveille Bokadi, touché au genou dans un contact pourtant en apparence anodin avec Onyekuru, cinq minutes plus tôt, par Valeri Luchkevych, dès la 28e minute.

A part cela le public n'avait guère l'occasion de vibrer, le Standard cadenassant le jeu et empêchant Anderlecht de développer celui qu'il souhaitait.

Aucun des deux entraîneurs ne modifia son équipe au repos.

Anderlecht l'échappa belle dès la reprise lorsque Cop arracha le ballon à Kara Mbodj mais ne cadra pas son tir, alors que l'occasion était belle.

La réaction, un vigoureux tir du gauche de Lukasz Teodorczyk, mit en difficulté le gardien Guillermo Ochoa qui écarta néanmoins le ballon (57e). Le Polonais inquiéta encore le Mexicain mais sans le surprendre 3 minutes plus tard.

Frutos rappela Alexandru Chipciu sur le banc pour lancer Pieter Gerkens dans la bagarrre à la 68e,

Sa Pinto remplaça lui Dieumerci Ndongala par Edmilson, à la 72e, tandis que Teodorczyk céda juste après sa place à Hamdi Harbaoui. Ce fut ensuite au tour de Nicolae Stanciu de relayer Sofiane Hanni à la 81e.

Enfin Orlando Sa entra sur la pelouse à la place de Paul José Mpoku à la 87e.

Aucun des nouveaux acteurs n'est toutefois impliqué dans la confection de l'unique but du match à la 89e: un centre de Leander Dendoncker qui surmonte Collins Fai et est imparablement repris de la tête par Onyekuru.

Luchkevych aurait pu et même dû égaliser dans les arrêts de jeu mais échoua de quelques millimètres.

Comme le disait Frutos vendredi en conférence de presse, il faudra laisser du temps à son successeur pour réviser entièrement le moteur mauve.

En attendant il lui laisse malgré tout en héritage une qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe, et un six sur six en championnat, même s'ils seront divisés par deux à l'issue de la saison régulière.

Anderlecht accuse cependant toujours un retard de 9 points sur le leader, Bruges, le seul club du G5 actuellement qualifié pour le Play-off I, soit dit en passant!


Dendoncker : "On a été plus fort, la victoire est méritée."

Paul-José Mpoku : "Ca se tient à rien mais malheureusement on prend un but à la dernière minute, Onyekuru joue bien le coup en évitant bien Fai. On a une occasion après mais on ne la marque pas, et on est vraiment très déçu.

Quand on voit la deuxième mi-temps, on a de bonnes possibilités mais on n'arrive pas encore à avoir cette régularité dans la finition. En continuant à travailler, on espère que ça va venir.

Je pense qu'on a fait une très bonne deuxième mi-temps, malheureusement ça n'a pas payé. C'est le football mais c'est vraiment frustrant. On travaille toutes les semaines en espérant avoir de bons résultats. Il ne faut pas lâcher, on est sur la bonne voie. Rien n'est impossible quand on persévère et les récompenses viendront.

On était dans une période où on était fragile. On est mieux et on va essayer d'en profiter pour joueur de manière plus offensive sans ces petites craintes du passé."

Kara Mbodji : "Tout le monde est content car on voulait gagner le match, même si on savait que ce ne serait pas facile. Le Standard n'est pas bien, mais ce n'est jamais facile contre eux. Il faut continuer comme ça. Onyekuru fait la différence sur son appel de balle, et puis Leander lui a donné un bon ballon. On doit voir cela toutes les semaines, une équipe compacte et solidaire qui attaque et défense ensemble.

Toute l'équipe a fait un très bon match en se battant jusqu'à la fin. Le Standard a été costaud et bien organisé, mais on a réussi à garder le zéro."

Leander Dendoncker : "Ca fait du bien pour les supporters car c'est leur match de l'année. En gagnant dans les dernières minutes, c'est un sentiment exceptionnel. On a été plus fort et on mérite de gagner. On a eu plus d'occasions, on avait la possession de balle. Notre dernière passe faisait parfois un peu défaut mais on a été assez patient et le plus important est qu'on a réussi à marquer. Le but est d'avoir le ballon, même si ce n'est pas toujours une garantie de victoire. C'est plus agréable d'avoir le ballon au pied et ça doit aller avec l'organisation."

Sébastien Pocognoli : "Ce n'est pas mérité car on a fait une bonne deuxième mi-temps. En première période, c'était assez fermé. On aurait mérité au moins un match nul et une victoire avec plus de réussite devant le but. On n'arrive pas à se mettre à l'abri durant le match et à la fin c'est une belle combinaison avec une infiltration du milieu. On n'a pas besoin de trêve internationale, on doit continuer à travailler et j'espère que les internationaux feront de bons matches pour revenir avec le plein de confiance."

Ricardo Sa Pinto : "J'ai tout fait pour essayer de pousser les joueurs à aller chercher la victoire, notamment en faisant monter Orlando Sa parce que je sentais qu'on était meilleur à ce moment. J'étais persuadé qu'on allait marquer, mais c'est passé du mauvais côté. C'était un beau match de football."

Nicolas Frutos : "On savait que ce serait un match compliqué, avec beaucoup d'émotions. Depuis mon premier jour comme entraîneur, je répète qu'il faut toujours y croire jusqu'au bout. Le plus important était de prendre les points et c'est le club qui compte. Peu importe que je reste ou que je parte, il fallait remettre Anderlecht sur le bon chemin. Je ne veux pas penser à la suite pour l'instant."


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