Pour paraphraser Gary Lineker, cette saison, en "Ligue 1" le football se joue à onze et à la fin, Grenoble perd. Les chiffres sont cruels : 11 revers, 5 buts pour et 23 contre. La dernière victoire remonte au 24 avril au Havre. Depuis, les Grenoblois ont passé 17 matches à baisser la tête au coup de sifflet final, devenant la risée de l’Europe, le seul club bloqué à zéro. Les hommes de Bazdarevic ne se situent plus qu’à une défaite du record établi par Man. United en 1930/31.

Le revers face au Lille d’Eden Hazard samedi est un condensé du début de saison cataclysmique. Le Losc a marqué deux buts sur autant de frappes cadrées. Les Isérois ont pourtant tenté de se révolter mais quand ils ne sont pas tombés sur un Landreau impressionnant pour son retour à la compétition, ils ont touché du bois.

Ils ont fini à dix après la carte rouge de Jemmali, et, pour ne rien arranger, les deux meilleurs attaquants de l’équipe, Danijel Ljuboja et Pierre Boya, se sont blessés. La coupe n’est pas loin d’être pleine. "Tout nous tombe dessus, reconnaît Bazdarevic, dépité. J’ai dit aux joueurs : "On n’a pas le niveau L1, ni vous ni moi." Tout nous tombe dessus. La série est noire, noire, noire." Tellement noire que l’on se refuse d’évoquer un maintien qui prendrait la forme d’un miracle, un vrai. "Il faut préparer l’année prochaine", lâche fataliste le gardien Ronan Le Crom. "On souhaite déjà prendre un point", reconnaît de son côté le défenseur Jimmy Juan. Ce ne sera pas une mince affaire. La semaine prochaine, les Grenoblois se rendent à Monaco avant d’accueillir Lyon