Dès la première journée, les champions montois de D2 se sont rendus compte qu’il existait toujours une différence entre l’antichambre et l’élite. Et cette différence porte un nom : le réalisme. Un élément qui fit méditer José Riga dès le coup de sifflet final d’un Karim Saadouni qui fit preuve d’une grande sévérité pour sa première sortie au plus haut niveau. “J’espère que je ne devrai pas souligner trop souvent le manque de réalisme dont on a fait preuve sur la pelouse molenbeekoise, pointa le mentor des Dragons. Si nous avons produit une prestation plus qu’honnête entre les deux rectangles, ce fut nettement moins bon dans les seize mètres, le nôtre et celui de notre hôte. À l’exception d’une opportunité en début de seconde période, nous n’avons jamais mis Cordier à l’ouvrage. Par contre, nous avons cafouillé défensivement et ce genre d’erreur se paye cash en D1.”

Pour circonstance atténuante, l’entraîneur liégeois du Tondreau pourra toujours avancer le fait que son équipe affichait à peine quatorze matches de moyenne en D1. Mais les très jeunes Molenbeekois (23 ans de moyenne d’âge) n’étaient guère mieux lotis avec 38 matches de moyenne, soit tout au plus une saison – logique avec les absences notamment de Culek et Haydock…

Cette rencontre entre deux phalanges très peu expérimentées ne se révéla donc guère passionnante en première période; il y eut juste deux coups de boule de Kalulika et Sanogo suite à des corners d’Andersen. Cela s’anima plus après la pause avec notamment ce premier arrêt de grande classe réalisé par Cordier devant El Khanchaf. Puis à l’heure de jeu, un corner de Petö fut renvoyé par Jonckheere puis Colpaert dans le paquet. Là, Kalulika se montra plus prompt que plusieurs Montois pour tromper Berthelin et offrir trois premiers points à ses nouvelles couleurs. D’autant plus que, dans la foulée, Mons fut réduit à dix (exclusion très sévère de Nibombe).

“On a assisté à un duel équilibré entre deux équipes aux qualités fort différentes, pointa Albert Cartier. Mons tenta de faire parler sa technique tandis que nous alignions une formation jeune, enthousiaste et parfois naïve.”

On ajoutera à cette analyse que le Brussels afficha beaucoup de maturité, d’organisation et de solidarité, des vertus que le Vosgien avait déjà inculquées à son groupe l’an dernier. “Il reste encore beaucoup de chemin à accomplir avec nos moyens actuels. Mais nous serons présents chaque semaine !”, conclut Albert Cartier.

Pour les Montois, il s’agira de tirer les bonnes leçons de ce premier revers sans tout remettre en question car tout ne fut pas mauvais. D’autant que les renforts sont annoncés.