Selon Divock Origi, sa sélection chez les Diables rouges n’a pas surpris en France. La Fifa réclame des résultats d’examens sanguins et autres pour exclure des drames. Dembélé a déjà montré qu’il était pleinement rétabli. Marc Wilmots, ici avec Divock Origi, a poursuivi sa semaine d’entraînement à Genk dans une ambiance détendue.

C’est la surprise du chef. Le 10 juin, Divock Origi sera dans l’avion qui emmènera les Diables au Brésil. “J’ai suivi l’annonce de la sélection à la télé”, commente l’attaquant de Lille, qui a donné sa première interview mardi. “Je ne peux pas dire que je m’attendais à être repris car peu de joueurs peuvent dire cela. Mais j’espérais, comme tout le monde. Je savais qu’avec des bons matches, j’avais une chance de faire partie du groupe.”

C’est aussi à la suite de la blessure de Benteke.

Oui. Avant cela, je ne pensais pas avoir une chance. On sait tous que Benteke, c’était notre attaquant. Avant tout, je suis belge et fan des Diables. J’étais déçu par sa blessure. Après, j’ai continué à travailler. Le coach a fait ses choix.

Vous ne faisiez pas partie des favoris.

En Belgique, on suit un peu moins la Ligue 1. Mais le coach et les scouts ont vu des matches et je suis content d’avoir été choisi. Ma sélection a moins surpris en France où on me connaît mieux.

Avez-vous le même profil que Benteke ?

On me compare à lui parce qu’on est tous les deux grands. Mais on n’a pas le même style de jeu. Mes qualités principales sont la vitesse, la technique, les un contre un, le sens du but.

Mais pouvez-vous jouer en pivot ? Ce n’est pas non plus un poste où vous évoluez à Lille. Et vous nous aviez dit en septembre que le jeu aérien n’était pas votre fort.

Je suis plus un attaquant qui cherche la profondeur mais je sais aussi jouer en pivot. A Lille, j’ai beaucoup progressé et j’ai pris du muscle. Je me débrouille dos au but, dans le jeu aérien, dans la protection de balle…

Marc Wilmots vous a-t-il dit ce qu’il attend de vous ?

Pas vraiment, mais je sais que je suis venu ici pour jouer en 9 même si je peux aussi jouer sur les côtés. Je ne joue pas attaquant axial à Lille mais j’ai été formé à ce poste. J’y ai joué en jeune et en sélection donc cela ne pose aucun problème. Le coach m’a dit qu’il croyait en moi, que je devais prendre mes marques dans le groupe. Il m’a donné des conseils, il m’a décrit le groupe, le règlement…

Comment se passent vos premiers jours dans le groupe ?

Très bien. J’ai été bien accueilli par tous les joueurs. Eden, Romelu… ils ont tous été très gentils avec moi. Ces joueurs jouent dans le Top européen donc le niveau est très élevé. Mais cela se passe bien. Je suis en forme. J’ai senti une montée en puissance en fin de saison.

Quel sera votre objectif au Brésil ?

Arriver le plus loin possible. Personnellement ? Tout donner. Le coach fera ses choix. Si je mérite de jouer, je jouerai. J’espère jouer quelques minutes dans les matches de préparation, mais on verra. Je ne pose pas de questions et je ne me mets pas de pression. Mon père m’a dit de rester calme, d’être à l’écoute, de ne pas avoir peur.