Forcément, nantis d’un double titre de champion de Belgique, les Standardmen n’évoquaient même pas, en août dernier, la possibilité de louper le "Top 6".

Les faits sont pourtant là. Imaginez dès lors l’état d’esprit d’un joueur comme Koen Daerden, venu à Sclessin pour se refaire une santé et participer à de grands matches ! Pas d’Europa League pour lui (il l’a jouée avec Bruges) et, maintenant, pas de "Top 6". "La déception n’est pas individuelle, tout le club est victime de cette désillusion. On a terminé 8e, même pas 7e de la saison régulière ! Changer la situation est impossible, il faut oublier et se concentrer sur ces play-offs 2."

Aucun relâchement ne sera en effet toléré dans le mini-championnat couperet qui commence samedi. "On a une seule obligation : terminer premier de notre groupe pour aller décrocher l’Europe ensuite. Cette compétition n’offrant que six matches, il faut impérativement démarrer directement. On est favori du groupe et, si l’on ne veut pas voir la pression s’accentuer, on ne peut se permettre d’être battu, ne serait-ce qu’une fois. Sur cette nouvelle ligne de départ, on est tous les six à égalité."

Hier, une discussion franche et ouverte a permis d’évacuer Gand. "J’espère que tout le monde a rangé cette défaite contre les Buffalos dans un tiroir afin de se concentrer pleinement sur les Carolos. Sans penser à Hambourg."

Si Koen Daerden admet la pression sur les épaules du Standard ("Charleroi s’est sauvé et tout ce qui vient s’assimilera à du bonus"), il espère voir le groupe fournir des prestations aussi convaincantes qu’en Europa League. "Attention, ce sont deux compétitions incomparables."

Cependant, l’absurdité que tout le monde craignait s’est matérialisée. "Il est totalement anormal pour le Standard de pouvoir défier Hambourg en quart de finale européenne et de ne figurer qu’au 8e rang dans la hiérarchie belge !"

Ce qui n’entame pas les espoirs du gaucher. "J’ai confiance et quatre jours entre Charleroi et Hambourg, c’est suffisant."