Envoyé spécial à Kiris

Abbas Bayat, Mogi Bayat et Raymond Mommens sont bien arrivés à l'hôtel Limra Limak où séjournent les Zèbres. Le président a fort logiquement justifié son déplacement : "Il suffit de faire fonctionner son intelligence pour comprendre ma démarche. Nous ne sommes pas en crise, mais nous avons récemment changé d'entraîneur et nous restons sur cinq défaites d'affilée. Je me devais d'être présent auprès de mes troupes."

Il ne fait pas de doute que le discours qu'aura prononcé Abbas Bayat fera du bien aux joueurs mais également à Thierry Siquet. Quoique raisonnablement, celui-ci ne devait pas se poser de question. Et ne s'en posait d'ailleurs pas : "Je n'ai jamais évoqué le moindre contact avec Luka Peruzovic, a ainsi précisé le grand patron des Zèbres. Il n'a jamais existé d'incertitude ou bien d'instabilité non plus. J'ai dit à Thierry Siquet qu'il devenait T1, et je ne vois pas pourquoi sa position pouvait être différente de celle de ses prédécesseurs. Sous contrat chez nous, l'homme est en place. Ce peut être pour deux jours ou bien pour trois ans. Comme les autres. De toute façon, je ne précipite jamais une décision - une maxime que j'ai toujours appliquée."

Le message d'ordre général se veut clair : "Nous avons le niveau et le noyau suffisants. Que chacun fasse son boulot, et tout ira bien. Les différents staffs doivent préparer, les joueurs doivent jouer, et les dirigeants doivent gérer."

A travers ces propos, on croit deviner qu'un renfort offensif ne semble pas d'actualité : "D'une part, nous disposons d'attaquants, y compris au sein du noyau des Espoirs, assure Abbas Bayat. D'autre part, ce n'est pas parce que l'on aligne deux ou trois joueurs devant que l'on est plus performant. Il existe des exemples : c'est le système de jeu qui importe. N'oublions pas que si le Sporting n'a récolté que vingt points, il les a acquis en l'espace de douze matches en montrant ce dont il était capable face à Bruges et Anderlecht. C'est la défaite, aux chiffres exagérés, face au Standard qui nous a fait mal et empêché de nous ressaisir. Que les Camus et Oulmers retrouvent leur niveau, qu'un Leiva soit mieux dans sa tête, que les autres suivent : et il n'y aura plus de problèmes. Enfin, nous n'engagerions qu'un élément qui s'apparenterait à une opportunité de nous apporter un plus. Pas de précipitation donc dans le cadre d'un recrutement. Souvenons-nous qu'un Perbet n'avait pas répondu aux espérances et nous avait coûté de l'argent !"