Football

«Pas de sabotage»

Basile Vellut

Publié le - Mis à jour le

SCLESSIN «Je suis bien resté sur mes appuis. J'ai vu Kaklamanos s'avancer, et puis me regarder. Ensuite, son attention s'est focalisée sur le ballon. Moi, j'ai continué à avancer à petits pas cers lui. Quand il a levé la tête, je n'étais pas loin. Je ne sais pas ce qu'il a tenté. Une pichenette, peut-être. En tout cas, je pense que s'il avait tenté de croiser son tir, j'aurais réussi à détourner le ballon.»

Silvio Proto, chambré par Serge Djamba-Shango s'improvisant journaliste pour poser des questions à celui qui a permis à la Raal de conserver sa victoire, était très entouré mais pas déstabilisé par son coéquipier, conscient du rôle qu'il avait joué: «Je retiens surtout que nous avons fait un bon match. Nous alignons deux résultats positifs de suite, et ça c'est encourageant. Je regrette simplement qu'on ait manqué de chance avant le but de Van Den Bossche. On aurait dû tuer le match plus tôt.»

Sammy Van Den Bossche, justement, était aussi calme devant un micro ou un stylo qu'il ne l'avait été face à Carini: «C'est dans ma nature de ne pas m'énerver. Ce but est très bon pour l'équipe mais également pour moi, et je m'en réjouis.»

Un discours sobre et efficace que l'on retrouvait dans la bouche de George Blay qui ne tirait aucune gloriole de cette victoire sur le terrain de son ancien club. Tout juste était-il possible de lui soutirer un sourire quand on lui glissait qu'il était peut-être plus facile pour lui également de gagner à Sclessin avec d'autres couleurs que les rouches sur le dos: «Il est impossible d'expliquer ce qui se passe ici même si je l'ai déjà vécu à une autre époque. En tout cas, je suis persuadé qu'aucun de nos adversaires n'est monté sur la pelouse avec l'intention de perdre ce match. Je n'ai pas décelé de trace de sabotage. Cette victoire ne me rend pas plus heureux qu'une autre. Quand on joue, que ce soit avec le maillot du Standard ou avec celui de La Louvière, l'intention est toujours la même: s'imposer. Nous y sommes parvenus face à des Standardmen qui ont joué en fonction de Bangoura, puis de Kaklamanos, deux joueurs dotés d'un excellent jeu de tête. Malheureusement pour eux, nous avons également des arguments à faire valoir dans ce domai- ne.»

Onyewu ne pouvait qu'approuver, lui qui, en compagnie de Siquet, a réglé le trafic aérien: «Jouer face à Kaklamanos ou Bangoura, c'est du pareil au même. C'est seulement mon quatrième match avec la Raal mais les automatismes sont déjà au point. Pour ça, il suffit de se donner à 100%. En plus, je peux compter sur Thierry qui m'explique exactement où je dois me placer.»

© Les Sports 2003

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