«Le résultat me satisfait, bien sûr, mais la manière aurait pu me plaire davantage...»

Son entraîneur a changé mais le Club Bruges a prorogé la tradition qu'il a lui-même instaurée: pour la quatrième année d'affilée, il a remporté la Supercoupe nationale. Il ne s'en enorgueillira pas: même si Jan Ceulemans assure: «Mon équipe type a pris corps dans ma tête», la mécanique de ce nouveau Club-là n'est pas encore bien huilée.

Bruges balbutie son football. Il se cherche encore, il doit encore affiner ses enchaînements.

Certes, le Germinal Beerschot, fidèle à son image, lui a opposé d'un bout à l'autre d'une rencontre qui ne valut que par quelques séquences de sa seconde période une résistance extrêmement bien structurée. Le vainqueur de la Coupe a défendu haut et exercé, à l'image de la teigne Chimedza sur Englebert, un pressing qui ne s'est jamais relâché. Mais le Club doit impérativement mieux lier sa progression collective s'il ne veut pas caler sur la ligne de départ de la Ligue des Champions.

Même dans ses périodes plus fastes, le Club Bruges n'a pas affiché un véritable allant: il n'a esquissé que des élans. Est-ce un hasard? Il n'a plu que quand Englebert, Verheyen, Balaban, Clement et De Cock, ce dernier en fin de match, retrouvaient soudain leurs automatismes de naguère pour de trop brefs mais très agréables enchaînements.À l'heure présente, les éléments de la nouvelle mosaïque ne sont pas encore tous assemblés. Prometteur mais trop discret, Leko n'a toujours pas trouvé sa vraie place sur l'échiquier. Il n'a pas acquis sur le développement de l'action l'emprise qu'a longtemps exercée Ceh. Vermant se cherche, lui aussi. Il ne recèle pas le volume de jeu de Simons. Il doit encore s'intégrer à l'ensemble et ses nouveaux partenaires s'adapter à lui.

Le Club ne peut pas non plus, comme il l'a trop souvent fait avant le repos, se rogner lui-même les ailes. Pour redevenir conquérant, il doit renouer, vite, avec ce classique.

Dynamique, tonique, entreprenant, Verheyen est en forme, même si, au début de la seconde période, il a décoché un coup de tête sur la transversale et manqué trop de buts. Il a, surtout, offert à Balaban -en forme précoce lui aussi comme il l'était aussi au début de la saison dernière - un but d'ouverture très pur.

Dosunmu et Preko au Kiel?

Le GBA a égalisé, par Messoudi, au terme d'un quatrième quart d'heure pendant lequel Bruges s'était retrouvé. Avec Oztürk, prometteur lui aussi, Messoudi a constitué un duo intéressant pour le proche avenir de l'équipe anversoise.

En panne de buteur, celle-ci pourrait acter très bientôt le retour de Tosin Dosunmu, l'ancien buteur de Westerlo engagé dans une impasse à l'Austria Vienne, et Yaw Preko, l'ancien Anderlechtois actif à Halmstadt en Suède.

CLUB BRUGES: Butina; Vanaudenaerde (80e De Cock), Maertens, Clement, Klukowski, Englebert, Vermant, Leko, Verheyen, Ishiaku (80e Van Tornhout), Balaban.

GERMINAL BEERSCHOT: Luciano; De Wree, Van Dooren, Cvitanovic, Monteyne, Snoeckx (59e Prince), De Decker, Chimedza, Oztürk, Messoudi (89e Camara), Cavens (70e Julien).

ARBITRE: M. Verbist.

AVERTISSEMENTS: Balaban, Chimedza, Prince.

LES BUTS: 36e Balaban; 60e Messoudi (1-1).

Tirs au but: Monteyne (0-0); Balaban (1-0), Chimedza (1-1), Klukowski (2-1), De Decker (2-1), De Cock (3-1), Oztürk (3-2), Leko (4-2).

© Les Sports 2005