Habitué des départs manqués dans les grands tournois, le Portugal a cette fois réussi son entrée dans le groupe D de la phase de poules de la Coupe du monde en battant 1-0 l’Angola, dimanche soir à Cologne.

Pour le Portugal qui avait été battu par les Etats-Unis au mondial 2002 puis encore, par la Grèce en ouverture du championnat d’Europe 2004 il était vital de ne pas connaître la même mésaventure. Pour l’Angola, qui dispute sa première phase finale, il s’agissait de garder la tête haute face à son ancienne puissance coloniale.

Les deux ont atteint leur objectif mais le bénéfice comptable est pour la formation entraînée par Luiz Felipe Scolari qui rejoint ainsi en tête du classement du groupe D le Mexique qui a peiné pour vaincre l’Iran (3-1) dimanche après-midi.

Après huit secondes de jeu, Pedro Pauleta était tout près d’inscrire le plus rapide de l’histoire la Coupe du monde (ndlr : le record est détenu par le Turc Haka Sükür avec un but à la 11e seconde en 2002) mais manquait le cadre.

L’impatience du buteur du Paris SG, meilleur réalisateur de Ligue 1 cette saison (21 buts), était vite récompensée. Sur une accélération qui déposait sur place Jamba, Figo offrait au meilleur buteur de l’histoire du Portugal une balle de but qu’il convertissait sans difficulté (3e).

Le match était lancé et le rythme plutôt fou car les "Antilopes noires" n’étaient pas venues pour faire de la figuration. Mais les Portugais jouait bien. Cristiano Ronaldo, fracassait la barre transversale (35e). Le même décochait un boulet de canon que Joao Ricardo, un des deux joueurs angolais sans club, sortait très difficilement du cadre (44e).

L’Angola proposait des répliques moins nettes. Il fallait quand même un beau plongeon de Ricardo pour empêcher qu’une frappe d’André Macanga ramène les deux équipes à égalité à la pause (42e).

En seconde période, Pauleta puis Tiago et Maniche frappaient encore au but mais Joao Ricardo était à la parade (58e, 61e, 91e). Les Angolais, qui semblaient être plus frais physiquement, ne lâchaient rien et cherchaient jusqu’au bout à égaliser en tentant leur chance de loin.