La Commission disciplinaire de la fédération Internationale de Football enquête actuellement sur les déclarations effectuées par Marc Wilmots à l'issue de la rencontre de huitième de finale de la Coupe du monde: Brésil - Belgique.

Le capitaine des Diables Rouges avait déclaré que l'arbitre avait reconnu, après la mi-temps, s'être trompé en annulant le but qu'il avait inscrit en première mi-temps. L'arbitre jamaïcain Peter Prendegast, qui a nié, il y a plusieurs jours, avoir fait cette déclaration, a envoyé un courrier à la commission disciplinaire de la FIFA pour se plaindre du comportement du Belge, estimant son honneur attaqué par ces dires, révélait jeudi matin Het Laatste Nieuws.

La commission disciplinaire a demandé une réaction à l'Union belge. "Marc a réitéré tous ses propos et la fédération belge le soutient totalement", a expliqué à BELGA Jean-Marie Houben, le Secrétaire Général de l'Union belge. "Sa version sera envoyée à la commission de discipline de la FIFA ce jeudi soir".

La réponse de l'Union belge tient en deux lettres. La première reprend la version de Marc Wilmots qui y explique avoir demandé à l'arbitre "No fault ?" ("Pas de faute?") et avoir obtenu la réponse "No fault", explique Nicolas Cornu, le porte-parole de l'Union belge.

La seconde lettre est un plaidoyer de l'Union belge en faveur de son capitaine, précisant "qu'il a été l'un des joueurs les plus fair-play de la Coupe du monde", précise Nicolas Cornu, et plaide pour le malentendu.

La commission de discipline de la FIFA agit dans ce cas comme elle l'avait fait pendant la Coupe du monde dans l'affaire Rivaldo. L'attaquant brésilien avait été condamné à une lourde amende pour une simulation, flagrante à la télévision, qui avait poussé l'arbitre a expulser un de ses adversaires.