Le président de l'Union européenne de football (UEFA), Michel Platini, a suggéré samedi de changer le mode d'attribution de l'organisation de la Coupe du monde de football à la suite des soupçons de corruption pour l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022.

Platini propose, dans une interview au journal suisse Tages Anzeiger, que le choix ne soit plus effectué seulement par la comité exécutif de la FIFA, qui compte 24 membres -dont il fait partie-, mais par un vote de l'ensemble des 208 fédérations membres de l'instance internationale. "Il faudrait peut-être que ce soit l'ensemble du congrès qui décide. De cette façon, le poids pesant sur un individu ne serait plus le même qu'aujourd'hui", a-t-il expliqué.

"Mais c'est très compliqué", a-t-il poursuivi. "La FIFA compte 208 membres, l'Europe a 53 votes, l'Afrique en a 53, l'Amérique du Sud, en revanche, n'en a que 10, ils n'auraient jamais une Coupe du monde".

Michel Platini a souligné les enjeux économiques de plus en plus importants de la Coupe du monde. "Vous pouvez imaginez quelle sorte de pression un candidat à l'organisation peut exercer sur une personne qui dispose d'un vote. Une Coupe du monde peut rapporter de 7,4 à 15 milliards d'euros à un pays", a-t-il estimé.

La FIFA désignera le 2 décembre les pays organisateurs des Mondiaux 2018 et 2022. L'Angleterre, la Russie, Espagne/Portugal et Belgique/Pays-Bas sont candidats pour 2018. Le Qatar, l'Australie, les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud le sont pour 2022.