Sans doute fallait-il bouder sa femme, devoir garder un pied meurtri dans une bassine d’eau glacée ou déprimer aussi sèchement que François Hollande après sa piètre prestation télévisée pour s’installer dimanche soir devant un match des playoffs 2.

Le spectacle offert aurait pu au demeurant y porter le nom d’un film maigrelet et vaudevillesque mais sans doute plus facile à digérer par un samedi soir : “Rien à déclarer”.

Pas de Dany Boon ou de Benoît Poelvoorde cette fois pour faire passer la pilule. Pas non plus d’écran publicitaire pour vous réveiller du sommeil de mort dans lequel ces matches auraient dû vous plonger. Tout au plus vit-on samedi quelques déboulés gantois ou un vague sursaut d’orgueil d’OHL (histoire de prouver que le hasard n’avait pas eu la main lourde en leur offrant un bon début de championnat).

Bref, les playoffs 2 (mettez les “PO3” dans le package; il ne vous en coûtera rien) s’annoncent déjà comme le bagne des joueurs, dirigeants et journalistes du sérail mais surtout comme le calvaire des supporters.

Ceux qui ont un blason collé sur l’envers du cœur, un club accroché aux tripes ne pourront pas s’empêcher de gaspiller leur argent et leur temps pour des affiches aussi sexys que les soirées “Tupperware” réservées aux femmes mariées.

C’est leur problème, entendra-t-on.

Sans doute mais pas seulement. Car l’ensemble du football belge reste bel et bien concerné par cette misère. Anderlecht, le Standard et les autres auront beau secouer la “Jupiler League” au cours du prochain mois, la mariée (Playoffs 1) perd bien souvent son charme lorsque ses demoiselles d’honneur (PO2 et 3) ne parviennent pas à l’escorter.

Un commentaire de Thibaut Roland