Vu que le stade de Nice est plus petit que ceux de Bordeaux et surtout de Lyon, les supporters belges seront un peu moins nombreux qu’aux premiers matches. 9.000 Belges sont attendus. Parmi eux, il y aurait entre 100 et 150 hooligans des Casuals United Belgium, selon La Dernière Heure.

Ce groupe a été créé au lendemain des attentats de Bruxelles. Ce sont eux qui, le 27 mars, avaient pris d’assaut la Bourse à Bruxelles lors de l’hommage aux victimes.

Le Casuals United regroupe quelque 200 hooligans, qui représentent les grands clubs belges. Ceux d’Anderlecht et de l’Antwerp sont à la base de l’initiative, mais entre-temps, ils ont été rejoints par des membres du Standard, de Bruges, de Charleroi et de La Louvière.

Même s’ils ont fortement été critiqués pour leur attitude agressive, le 27 mars, leurs intentions initiales sont de lutter contre le terrorisme. Leur valeur principale est l’ultra-nationalisme. Le racisme n’est en aucun cas un de leur motif. D’ailleurs, plusieurs des 200 membres sont d’origine africaine ou maghrébine.

Selon La DH, depuis le tirage au sort, au mois de décembre 2015, les Casuals United Belgium sont attirés par ce match à Nice. Tout comme Marseille, Nice est considéré comme une ville de hooligans. Ces 100 hooligans - dont la majorité est sous des interdictions de stade en Belgique - n’assisteront pas tous au match, mais paraderont en ville, à la recherche d’adversaires potentiels.

Même si le hooliganisme existe en Suède, il est peu probable que des confrontations auront lieu avec des hooligans scandinaves. Ce sont surtout les Français et peut-être les Anglais qui pourraient être d’adversaires potentiels. Les heurts à Marseille et à Lens - où plusieurs Belges étaient présents - ont fait rêver nos hooligans.

Très bizarrement, les Casuals United Belgium ne se battent pas entre eux. Pourtant, quand ils représentent les couleurs de leurs clubs, les bagarreurs organisent des combats à des endroits secrets, comme des parkings ou des bois. Mais dès qu’ils sont Casuals United, ils sont "amis".

Le succès de l’équipe nationale a un effet boule de neige sur les Casuals United Belgium, qui se considèrent comme les hooligans des Diables. Le noyau dur devient de plus en plus grand, même si la majorité d’entre eux ne peut pas assister à des matches des Diables au stade Roi Baudouin, vu l'interdiction de stade.

La police belge n’accompagnera pas les hooligans à Nice. Ce sera aux forces de l’ordre françaises d’être attentives. Les policiers belges ne sont que dix en France : six d’entre eux résident dans les villes où logent nos supporters, deux restent à Paris et deux accompagnent les Diables Rouges.