La situation est très tendue entre l’Union belge, épaulée par la Pro League, et l’UEFA.

Vendredi matin lors d’une vidéoconférence de plus d’une heure, Mehdi Bayat (président de l’UB) et Peter Croonen (président de la Pro League) ont expliqué aux instances européennes pourquoi ils avaient donné un avis positif à l’arrêt du championnat, au vu de la crise sanitaire.

Insuffisant pour convaincre l’UEFA qui continue à menacer la Belgique (sans la nommer dans une lettre envoyée à toutes les fédérations) : les cinq places européennes de notre pays pourraient être retirées pour la saison prochaine.

L’UEFA a peur pour son argent

L’UEFA invoque la solidarité pour justifier sa colère. Mais la raison est évidemment pécuniaire : en votant l’arrêt de son championnat, la Belgique ouvre la voie aux autres pays. Et la multiplication des arrêts obligerait pratiquement l’UEFA à stopper ses Coupes d’Europe. Une perte qui se chiffrerait en milliards.

L’UEFA a le droit de nous punir

La Pro League est convaincue d’avoir le droit de décider seule (avec la fédération) l’arrêt de son championnat. "Nos places européennes ne sont donc pas en danger", affirme Mehdi Bayat. Sauf qu’au vu du règlement, l’UEFA reste souveraine pour ses Coupes d’Europe. "Oui, je ne peux effectivement pas vous garantir que nos places européennes sont garanties mais je ne vois pas l’UEFA aller jusqu’à cette extrémité", ajoute Peter Croonen, qui se dit "choqué" par la réaction de l’UEFA.

La Pro League va jouer la montre

La menace est là mais la Pro League ne va pas revoir sa position. En tout cas pas directement. Il a été décidé de jouer la montre. Le conseil d’administration prévu le 15 avril, celui qui doit officialiser la fin de la saison en D1A, pourrait même être retardé. Le but ? Espérer que d’autres fédérations imitent la Belgique d’ici là. Les Pays-Bas et la Suisse y pensent alors que le président de Brest (L1) l’a aussi demandé. Il serait alors beaucoup plus difficile pour l’UEFA de punir tout le monde…