Les nerfs sont tendus à Anderlecht : la première partie du choc de l'année est imminente. Hier, les portes du stade Vanden Stock sont restées fermées, les joueurs et Franky Vercauteren étaient injoignables. Le Sporting craint que pour la première fois depuis 2002, il ne joue pas la Ligue des Champions.

En effet, hormis en Supercoupe contre Bruges, le nouveau Sporting n'a pas encore été convaincant. Et, surtout, l'adversaire est de taille. Malgré sa défaite de vendredi, Fenerbahçe est - principalement dans son chaudron qu'est le stade Sukru Saracoglu - un opposant redoutable. Après le tirage, le Sporting s'exclamait que c'était le plus mauvais possible. Il faut dire que jusqu'à présent, les Mauves avaient été assez gâtés en préliminaires.

A part le PSV (en 1991), Porto (en 2000) et Benfica (en 2004), les tirages avaient été des cadeaux : le Sparta Prague (en 1993), Halmstad (en 2001), Wisla Cracovie (en 2003) et le Slavia Prague (en 2005).

Ferencvaros, le seul tombeur des Mauves

Mais le Sporting n'a pas de choix : il se doit d'éliminer les Turcs. De un : pour son propre prestige mais aussi pour son compte en banque. On le sait, une participation à la Ligue des Champions est synonyme de 10 millions d'euros (primes de l'UEFA, recettes, droits télé). De deux : pour le foot belge, qui a encaissé deux uppercuts (les éliminations de Gand contre Aalborg en Intertoto et, surtout, de Genk contre Sarajevo) avant que la saison ne commence.

Il est un fait que - contrairement à Genk - Anderlecht serait repêché en Coupe de l'UEFA. Mais dans sa saison du centenaire, le Sporting ne peut pas manquer le bal des champions. La seule fois où le tour préliminaire lui avait été fatal, c'était en 1995, contre Ferencvaros. Pourvu que ses joueurs nous épargnent un scénario aussi dramatique.