ENVOYÉ SPÉCIAL EN ECOSSE

GLASGOW Il n'a pas encore pu goûter à la Ligue des Champions cette saison. Et il faut avouer que si ce n'était pas le cas mardi soir, ce serait la loi des vexations. Joos Valgaeren revient en Belgique ce lundi avec le Celtic de Glasgow pour affronter Anderlecht, mais alors qu'il est enfin débarrassé de ses problèmes physiques, il ne sera vraisemblablement pas titularisé. Absent de la feuille de match, ce samedi, lors de la victoire sans appel contre Hearts (5-0), il devrait logiquement prendre place sur le banc.

«C'est la loi des blessés, glisse-t-il, philosophe. Je n'ai pas eu beaucoup de chance ces derniers temps. Après la cuisse, ce fut la cheville. Ma principale priorité, avant d'envisager une éventuelle place de titulaire, est donc d'abord de me remettre en condition. Il faut que je récupère du rythme. J'ai commencé, lundi dernier, en jouant un match complet avec les réserves à Motherwell. Cela s'est bien passé. C'est déjà cela de pris...»

Voilà sept ans maintenant que le natif d'Aarschot a quitté la Belgique pour aller voir si le gazon y était plus vert ailleurs. Après trois ans passés à Roda JC, à Kerkrade, au Pays-Bas, le défenseur central a pris le chemin de l'Ecosse où il entame sa quatrième saison sous le maillot vert et blanc du Celtic.

«Je me plais vraiment bien ici. Ma femme, mon fils et moi venons d'ailleurs de nous installer il n'y a pas longtemps dans une maison au sud de la ville. Les Belges ne peuvent sans doute pas se l'imaginer mais l'Ecosse est un pays fabuleux. Et pas parce que les gens sont fous de football. Il m'arrive ainsi souvent de prendre ma voiture et de partir me ressourcer au Nord, dans les Highlands, une région au décor somptueux. Je me suis également mis au golf, poussé par les coéquipiers, mais ce n'est pas vraiment mon truc...» sourit-il, timide.

Par le biais d'Internet

Avec une victoire en deux matches, les vice-champions d'Ecosse pointent pour l'instant à la deu- xième place qualificative de leur groupe A, à égalité de points avec Lyon. C'est dire si les deux matches à venir contre Anderlecht, dernier avec une seule petite unité conquise contre le Bayern de Munich, s'annoncent capitaux.

«Cela fait toujours plaisir de revenir au pays. La Belgique est ma patrie. Il est ainsi clair dans ma tête que le jour où je mettrai un terme à ma carrière, j'y retournerai. Même s'il ne durera qu'un jour et demi, ce déplacement me procure une sensation particulière. Les deux rencontres que nous allons disputer coup sur coup contre Anderlecht donneront une bonne indication de nos chances de qualification. Il faudra ramener quelque chose de Bruxelles, puis l'emporter à domicile pour prendre une option. Ce serait malheureux si je ne jouais pas, mais si l'équipe est capable de gagner sans moi, je n'y vois vraiment aucun inconvénient.»

S'il joua encore avec le FC Malinois contre Glen De Boeck et Pär Zetterberg, Joos Valgaeren avoue cependant qu'il ne connaît plus grand-chose du Sporting aujour- d'hui. Ses informations sur le club bruxellois, c'est même principalement par Internet qu'il les puise.

«Ici à Glasgow, nous ne recevons virtuellement au- cune image du championnat belge, explique-t-il. Je serais dès lors même tenté de dire que Martin O'Neill et ses assistants sont mieux au courant que moi des points forts et des points faibles. Tout ce que je pourrais faire, ce serait de les aiguiller sur l'un ou l'autre nom, comme celui de Walter Baseggio ou d'Aruna Dindane. Je connais aussi Doll, Vanderhaeghe, mais c'est de l'équipe nationale. Je sais néanmoins qu'Anderlecht a le vent en poupe. Son remarquable début de championnat l'a mis en confiance. L'équipe s'est montrée très déçue de ne pas avoir réussi à battre le Bayern Munich, et cela témoigne quelque part de l'estime qu'elle a de son potentiel. Il n'est pas question de la sous-estimer sous prétexte qu'elle n'a jusqu'à présent pris qu'un seul point...»

© Les Sports 2003