Pour la deuxième étoile, c'est mal parti !
© EPA

Football

Pour la deuxième étoile, c'est mal parti !

RENAUD HERMAL

Publié le - Mis à jour le

Le premier match sans but de cette Coupe du monde a eu lieu. Et pas spécialement avec les deux équipes que l'on attendait... En effet, la France a continué à se faire peur face aux rugueux Uruguayens au terme de 90 minutes qui ont plus fait penser à un match de catch que de football tant les fautes commises ont été nombreuses.

Avec le nul réalisé ce matin entre le Danemark et le Sénégal, les deux équipes présentes à Busan ne pouvaient pas perdre sous peine d'être déjà éliminées de la compétition. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour se rendre compte alors que l'enjeu allait l'emporter sur le jeu. Disputé sur un faux rythme, inhabituelle pour une équipe de France, le match était saccadé. L'Uruguay proposait un jeu viril laissant peu de places aux gestes techniques et vivaces des Français. Les occasions étaient rares tant les défenses avaient pris les dessus. Trezeguet, Henry et Wiltord ne parvenaient pas à se défaire des marquages et autres tackles sud-américains alors que Recoba et Abreu étaient bien muselés.

A la 24e survenait l'un des tournants du match: Thierry Henry était exclus pour un tackle violent. A 10 la mission des champions du monde devenait encore plus difficile. Si bien que l'Uruguay tenta alors plus de sorties offensives mais sans grand résultat. Un tir de Recoba était dévié par Thuram, replacé dans l'axe après la blessure de Leboeuf, puis par Barthez. Les esprits s'échauffaient encore plus et d'autres cartes rouges auraient pu être données par l'arbitre mexicain Rizo.

Le début de seconde période se poursuivait sur le même rythme pas véritablement lent mais quand même, indigne d'un match à ce niveau. A 10, les Français eurent le mérite de vouloir prendre les commandes de la rencontre. Ils allaient se créer les plus belles occasions jusqu'à ce que Recoba manqua le but délaissé par Barthez. La France entière était passée à côté de l'élimination ! Deux minutes plus tard, un nouveau contre de l'Uruguay faillit faire mouche mais Barthez s'en sortait avec classe.

Les dernières minutes furent épiques: les deux équipes passèrent tour à tour à un cheveu de l'élimination mais Barthez et Carini sauvèrent le résultat.

Un résultat qui ne peut pas satisfaire les deux équipes puisqu'aucune d'elles n'a encore son sort pour le deuxième tour entre ses mains. Mais dans l'absolu Urugayens et Français ont des raisons d'être satisfaits: les uns ne se sont pas inclinés face aux champions du monde en titre alors que les autres ont tenu le coup à 10 contre 11 durant plus d'une heure et face à une solide équipe. Reste que la France n'a pas encore marqué un seul but en 180 minutes ! Pour la deuxième étoile, c'est plutôt mal parti....

Roger Lemerre : «La France n’est pas éliminée. A dix contre onze, j’adresse mes compliments aux joueurs qui ont été au-delà de ce qu’ils pouvaient faire. Il reste un espoir. Il faut faire un grand match contre le Danemark. C’est possible. On n’a pas mis de but ce soir. C’est dommage car la différence se fera là-dessus. Si on fait un gros résultat on peut passer».

Dans le groupe E, les Camerounais ont peiné pour l’emporter (1-0) contre des Saoudiens qui, bien que premiers éliminés du tournoi, ont fait meilleure figure que lors de leur déroute (8-0) face à l’Allemagne. Petite victoire mais suffisante pour permettre aux Lions indomptables de jouer la qualification le 11 juin contre l’Allemagne. Un nul entre les deux équipes remettrait toutefois en course l’Eire si celle-ci bat les Saoudiens ce même 11 juin.

Vendredi le grand choc, le classique, chargé de petite comme de grande histoire, le match présenté comme le sommet du premier tour, oppose dans le stade couvert de Sapporo à la pointe nord du Japon l’Argentine à l’Angleterre.

Presque à l’autre bout de l’archipel nippon, à Kobé, Suède et Nigeria, leurs concurrents se tiennent prêts à profiter d’un faux pas.

A Jeonju, en Corée, l’Espagne tente pour sa part de gagner son billet pour les huitièmes face à un Paraguay revanchard.

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci

Immobilier pour vous