Milan Jovanovic l’admet lui-même : le Soulier d’Or ne récompense pas seulement son année 2009 mais surtout ses 3,5 ans passés en Belgique. Comme Michel Preud’homme, ils sont nombreux à penser que Jova ne pouvait quitter la Belgique sans avoir gagné ce trophée. Et comme il nous quittera en juin, c’était sa dernière chance

Voici les cinq raisons qui ont permis à l’international serbe de décrocher le Soulier d’Or.

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Ses statistiques en 2009 : avec 17 buts inscrits en 31 matches de championnat, Milan Jovanovic est le meilleur buteur de 2009. Et pourtant, il a davantage évolué comme médian que comme attaquant. Le Standardman a également délivré 5 assists. 17 buts en 31 matches, c’est un peu plus d’un but tous les deux matches. Si l’on regarde son bilan général avec le Standard, l’international serbe fait à peine moins bien : 68 buts en 138 matches. Pas mal !

2

Son football : tous les observateurs sont d’accord, Jova a quelque chose en plus que les autres joueurs de notre élite. Ses accélérations balle au pied, ses dribbles en pleine vitesse et, évidemment, son sens du but en font un attaquant hors pair. Le fait d’être un titulaire incontestable en équipe de Serbie, qualifiée pour la Coupe du monde, situe également son talent qui lui permettra, prochainement, de signer pour un top club européen style Liverpool ou le Milan AC !

3

Son abnégation : tout le monde sait que "le Serpent" a souffert de pépins physiques ces derniers mois. Son genou l’a fait souffrir mais, pour le bien de l’équipe, il a attendu fin décembre pour aller se faire opérer, au Qatar. Il a donc continué à jouer, souvent sans avoir pu s’entraîner en semaine. Cela l’a empêché d’évoluer à 100 % et cela lui a valu des critiques, mais il a pris sur lui. De quoi tempérer l’avis de ceux qui le traitent d’égoïste ou qui l’accusent de choisir ses matches.

4

Son fair-play : pour beaucoup de votants, le Soulier d’Or doit être un exemple, sur et en dehors du terrain. En 138 matches disputés sous la vareuse rouche toutes compétitions confondues, Milan Jovanovic n’a pris que 16 cartes jaunes et n’a jamais été exclu. Son fair-play a été mis en exergue lors de cet Anderlecht - Standard de funeste mémoire.

5

Sa personnalité : spontané, voire impulsif, Milan Jovanovic agit parfois sans réfléchir. Comme lorsqu’il a donné un bisou à Frank De Bleeckere lors du choc contre le Club Bruges Entier et franc, le Serbe dit toujours ce qu’il pense, quitte à se faire des ennemis ou à changer d’avis. C’est un gagneur et donc un râleur, mais ses coups de sang ne durent pas.