Il a été élu homme du match, une fois encore. Ses stats -96 ballons négociés, 3 centres et 7 récupérations- expliquent cette consécration.

Mais, quand il a quitté la pelouse, Clinton Mata se moquait bien d’avoir été distingué de la sorte : "Nous sommes très amers, a-t-il grincé. Terriblement déçus. Nous étions venus ici, comme partout ailleurs, pour gagner. Hélas, nous avons disputé deux mi-temps différentes. Le coach nous avait prévenus : nous ne nous sommes donc pas relâchés en seconde période mais nous avons oublié d’asseoir notre succès. En outre, on a concédé un but évitable : il était bien esseulé, le buteur carolo ! On a seize points d’avance mais nous restons ambitieux : nous voulons tout gagner".

Philippe Clement a dispensé deux appréciations, pas forcément différentes, plutôt complémentaires : "On a perdu deux points. J’étais pourtant très satisfait de nos trente premières minutes. Nous avions dominé totalement les échanges en remportant tous les duels. Mais une des qualités de Charleroi est d’être une équipe physique dans le bon sens du terme. Le Sporting a exprimé largement cette qualité à la reprise. Il a, à son tour, remporté tous les duels. Nous avons baissé pied. Avons-nous manqué de force. Etions-nous déjà, en pensées, dans le choc de lundi à Gand ?"

Puis, Philippe Clement a revu les phases principales à la TV. "Je m’étonne que l’arbitre n’ait pas sanctionné du penalty qui s’imposait la faute sur Sobol dans le rectangle carolo. Ce n’était pourtant pas un match de Coupe de Belgique : la VAR était présente. Je ne comprends pas, franchement, qu’il n’y ait pas eu de sanction sur cette faute évidente".