L e Club Bruges n’est plus invaincu et La Gantoise s’est rappelée à la bonne attention de notre élite en s’affichant, de nouveau, comme un membre émérite du " subtop" . C’est le premier enseignement d’un mini-sommet dans lequel le Club, surtout, a déçu.

Si Michel Preud’homme avait choisi de réintroduire Suler, tout juste rétabli, dans sa défense centrale et ainsi de rendre à Thijs son poste de prédilection de médian défensif, Jacky Mathijssen avait laissé se reposer Vargas et titularisé Leko, qui avait effectué une bonne entrée à Trondheim. Olufade avait également été déplacé sur l’aile gauche - pour défier Ciman - et Dirar avait basculé sur le flanc droit. Si le banc de l’équipe locale était bien partagé, celui du Club accueillait cinq éléments offensifs sur six.

La Gantoise aurait pu débuter de la meilleure manière qui soit: à la 8e minute, Thompson s’engouffra sur son flanc dans le rectangle. Bien calé sur ses appuis, Stijnen remporta une fois encore le face-à-face avec l’arrière buffalo. L’équipe locale domina territorialement tout au long d’une première période assez ennuyeuse mais elle ne paraissait pas receler les aptitudes pour prendre en défaut l’assise défensive d’un Club Bruges dont la reconversion offensive demeurait, elle aussi, extrêmement timorée.

A l’instar de Rosales, les Gantois portaient beaucoup le ballon dans la zone médiane mais ils butaient en permanence sur le gros dos du Club. Âpre, tendue, implacable mais sans envolée, la première période n’avait pas tenu ses promesses.

Au fil d’une seconde période plus intéressante dans le chef de La Gantoise, le Club fit pire que se défendre: il fit carrément de la résistance jusqu’à ce que Ciman, à l’heure de jeu, crochète légèrement Thompson dans le rectangle. Olufade - le meilleur joueur gantois - convertit le coup de réparation (1-0). Peu après, le même attaquant buffalo servit, au second montant, De Roeck, que Dirar surveillait trop lâchement. Le coup de tête du défenseur local doubla l’avance des siens (2-0). Ce n’était pas fini: à la 84e, Stijnen repoussa un envoi de Ruiz. Dans un geste malheureux, Ciman permit à Maric d’alourdir encore le score (3-0).