“Je parie que vous voulez savoir ce qu’on pense de l’approche d’Anderlecht ?” En voyant débarquer un journaliste belge, l’un des dirigeants d’Al Shabab que La Dernière Heure rencontré semblait presque amusé : “Coach Michel est très bien chez nous, on ne le laissera pas partir !”

Ce ne sont pas des paroles en l’air : la direction du club est ravie des résultats de Preud’homme. Pour mieux comprendre leur satisfaction, il faut situer le contexte : Al Shabab n’est pas le club avec le plus de moyens, ni avec les meilleurs joueurs du championnat saoudien. C’est donc une vraie performance d’avoir placé cette équipe en tête du championnat à seulement trois journées de la fin.

Même si Preud’homme ne décroche pas le titre, le président a promis qu’il ne se laisserait pas guider par la dictature des résultats qui fait fureur dans la région du Golfe. Quoiqu’il arrive, il jure qu’il conservera son entraîneur, dont il apprécie l’énorme franchise.

Qu’en pense le principal intéressé ? Michel Preud’homme marche visiblement sur des œufs quand il parle d’Anderlecht. Mais il a tout de même accepté d’évoquer avec nous sa situation personnelle et celle de son staff (ses adjoints Emilio et Yannick Ferrera et Renaat Philippaerts, son préparateur physique).

“Le président veut d’ores et déjà lever l’option pour la quatrième saison, pour tout le staff. C’est selon moi la preuve qu’il veut nous garder.”

Cela met aussi Al-Shabab en position de force si un autre club voulait venir vous chercher…

“C’est vrai, oui. La clause libératoire est une somme proportionnelle à mon salaire sur l’ensemble de mon contrat.”

On parle de trois millions d’euros…

“C’est même 3,5 millions si je prolonge.”

Ça risque de faire cher pour Anderlecht… Avez-vous eu des contacts concrets avec les dirigeants du Sporting ?

“Là-dessus, je préfère ne pas faire de commentaire. C’est trop délicat.”

Comment avez-vous réagi aux propos de Roger Vanden Stock, qui a publiquement déclaré qu’il aimerait vous faire venir ?

“Tout ce que je dirais là-dessus, c’est que cet intérêt est flatteur. Comme l’intérêt de Bruges avait été flatteur en octobre dernier. Après avoir licencié Adrie Koster, les dirigeants du Club ont discuté avec moi. Ce n’était pas possible pour moi à ce moment-là. Cela montre que Bruges et Anderlecht me suivent et trouvent que je suis un bon entraîneur. Cela me fait plaisir. Vous savez, ils ne sont pas les seuls. Je sais qu’à l’étranger, plusieurs clubs me tiennent à l’œil et surveillent mon parcours…”