Le Club Bruges s'est incliné 1-0 face au PSG mercredi au Parc des Princes lors de la 4e journée de la Ligue des Champions (groupe A). 

Un but de Mauro Icardi (22e) a permis aux Sangermanois de totaliser un quatrième succès et d'assurer leur qualification. Facile vainqueur 6-0 de Galatasaray, le Real Madrid (7 points) a pris une option sur la deuxième place qualificative. Le Club Bruges (2) et Galatasaray (1) disputeront un duel crucial pour la troisième place le 26 novembre à Istanbul.

Les deux coaches ont opté pour le même dispositif: le 4-3-3. Thomas Tuchel a réintégré Thiago Silva et Marco Verratti, qui étaient absents à Dijon. Par contre, Philippe Clement a fait entrer Odilon Kossounou et Fede Ricca en défense, Eder Balanta au milieu ainsi que le duo David Okereke-Krépin Diatta pour accompagner Emmanuel Dennis aux avant-postes.

Evoluant haut, le Club Bruges a ressorti très proprement le ballon et a mis beaucoup de verticalité dans son jeu, ce qui a permis à Okereke de se retrouver à deux reprises dans le rectangle adverse. Mais l'attaquant nigérian a tiré juste à côté (8e) et n'a pas appuyé sa reprise de la tête (12e). Le Club était bien présent et sur une centre un peu imprécis de Dennis (15e), Mats Rits a failli surprendre Keylor Navas (16e). Alors que le PSG semblait avoir du mal à déstabiliser la défense brugeoise, Colin Dagba a débordé sur le côté droit et a centré à ras de terre. Angel Di Maria a laissé passer le ballon au premier poteau et Icardi a conclu de près (22e, 1-0). Après ce but, le PSG n'a pas mis le pilotage automatique et le Club Bruges a alerté Navas.

Le gardien costaricain a sauvé une première fois son équipe à la reprise sur un tir de Dennis dévié du dos par Okereke (50e). Mais Simon Mignolet a été tout heureux de voir Kylian Mbappé manquer sa déviation sur un centre de Juan Bernat (52e). Navas allait devenir le héros d'un PSG, qui ne rayonnait pas, en bloquant un penalty tiré par Mbaye Diagne accordé pour une faute de Thiago Silva sur Dennis (74e).

Le PSG a subi la fin de la rencontre mais cela ne l'a pas empêché de signer un 23e match sans défaite en poules (18 victoires) et de rester invaincu à domicile en phase de poules depuis 2004.

Le Real gifle le Gala

Un triplé en Ligue des champions à seulement 18 ans! Crevant l'écran, le jeune Brésilien Rodrygo a guidé le Real Madrid vers une victoire 6-0 contre Galatasaray mercredi en Ligue des champions, rapprochant l'équipe de Zinédine Zidane d'une qualification pour les huitièmes de finale.

Merci Rodrygo Goes! L'attaquant, arrivé au Real cet été et titulaire sur l'aile droite depuis quatre matches en remplacement de Gareth Bale (en phase de reprise), a signé une partition impeccable, avec trois buts (4e, 6e, 90e+2) et une passe décisive (45e), devenant le deuxième plus jeune joueur à réussir un coup du chapeau dans l'histoire moderne de la C1 depuis l'Espagnol Raul Gonzalez, ancienne gloire du Real, en 1995.

La pépite formée à Santos a commencé son récital en inscrivant le doublé le plus rapide de l'histoire de la Ligue des champions en 6 minutes et 14 secondes, avant d'y ajouter une passe décisive à Karim Benzema, lui aussi auteur d'un doublé, pour le quatrième but du Real.

Entre temps, le capitaine madrilène Sergio Ramos avait eu le temps de participer à la fête, en transformant d'une panenka le penalty accordé par l'arbitre (après consultation du VAR) pour une semelle de l'international français Steven Nzonzi sur Toni Kroos (3-0, 13e).


Ce large succès permet au Real (2e, 7 pts) de faire le trou pour la qualification face à Bruges (3e, 2 pts), battu 1-0 par le Paris SG (1er, 12 pts). Galatasaray (4e, 1 pt), bon dernier, n'a plus aucune chance de voir les huitièmes.

Décidément, le club turc sourit à Rodrygo. C'est lors du match aller (remporté 1-0 par le Real sur un but de Toni Kroos) que le prodige brésilien avait gagné la confiance de Zidane et sa place de titulaire sur l'aile droite.

Depuis, le stade Santiago-Bernabeu a eu le temps d'apprendre son nom. Et après son match de mercredi soir, il ne l'oubliera plus.

Un premier but après un crochet intérieur, un deuxième, sur une tête décroisée consécutive à un centre venue du couloir gauche de Marcelo, puis un troisième, juste avant le coup de sifflet final, et voilà que le Bernabeu se met à scander: "Rodrygo !".

Galatasaray a bien tenté de se réveiller, avec cette frappe de Mario Lemina (15e) détournée par Thibaut Courtois. Mais les tentatives des Turcs, toujours sans victoire cette saison en Ligue des champions et qui ne totalisent que deux succès lors de leurs 27 derniers matches européens, n'ont pas inquiété le Real.

Le show Rodrygo a d'ailleurs permis à Karim Benzema de doublement briller. L'attaquant français, esseulé devant le but, a marqué le quatrième but du Real sur un service parfait du jeune Brésilien, puis le cinquième (82e), sur une passe de Carvajal.

Mais ces réalisations lui ont surtout permis de dépasser l'Argentin Alfredo Di Stéfano, légende du club, au nombre de buts marqués pour le Real en Ligue des champions (50, contre 49 pour Di Stéfano).

Grâce à ce très solide match à domicile, qui efface leur contre-performance contre le Betis Séville quatre jours plus tôt (0-0), les Madrilènes ont prouvé qu'ils ont retrouvé leurs automatismes dans la finition, une semaine après une "manita" (cinq buts) face à Leganes, le 30 octobre (5-0) en championnat.

Surtout, ils stoppent une vilaine série de trois matches consécutifs sans victoire à domicile en Ligue des champions. Le Real n'avait en effet plus gagné un match européen à Santiago-Bernabeu depuis plus d'un an (2-1 contre Plzen le 23 octobre 2018).

Le temps où l'entraîneur français de la "Maison blanche" Zinédine Zidane jouait sa tête en Turquie, il y a deux semaines, semble s'éloigner. Les Madrilènes devront toutefois garder ce sérieux pour valider leur ticket pour les 8es de finale contre le Paris SG le 26 novembre et à Bruges le 11 décembre.

Walker termine dans les buts de City

Un gardien blessé, un autre expulsé, et Manchester City a dû jouer plus de 10 minutes avec le latéral Kyle Walker dans les buts mercredi sur le terrain de l'Atalanta Bergame pour sauver un match nul 1-1 qui retarde sa qualification pour les 8e de finale de la Ligue des Champions.

L'affaire s'est jouée à la 82e minute, quand Claudio Bravo a reçu un carton rouge pour une une sortie hors de sa surface non maitrisée devant Ilicic. Or, Bravo avait remplacé juste après la pause le gardien titulaire Ederson, blessé.

Après un très long moment de confusion, Pep Guardiola a finalement fait sortir Mahrez pour faire entrer dans les buts... le latéral droit Walker, qui venait d'enfiler le maillot de Bravo.

Walker a péniblement réussi son premier arrêt sur le coup franc frappé par Malinovsky puis, plus rien. Car l'Atalanta a très mal géré sa supériorité numérique alors que City a tout fait pour empêcher les Italiens de tirer.

Et De Bruyne et les siens l'ont très bien fait puisqu'en un petit quart d'heure, Walker n'a eu qu'à cueillir un centre facile.

Ce match nul change peu de choses aux positions dans le groupe C. Avec 10 points, City reste en tête et n'a plus besoin que d'un point pour passer.

L'Atalanta de son côté n'a qu'un seul point, celui pris mercredi, mais il lui permet de croire encore à la qualification, qui ne pourra arriver qu'en cas de victoires lors des deux dernières journées.

Avant les péripéties du dernier quart d'heure, le match avait été découpé en deux parties distinctes.

La première a été entièrement anglaise, avec une domination absolue des joueurs de City. Pendant 45 minutes, on n'a vu que les Anglais et leur discutable maillot couleur Tequila Sunrise.

Dès la 7e minute, ils ont ouvert la marque par Sterling, impitoyable sur une talonnade de Gabriel Jesus.

Mais c'est le Brésilien qui a fait basculer le match en manquant totalement, juste avant la pause, un penalty accordé pour une main d'Ilicic.

Le match a alors changé de physionomie et la deuxième période a été beaucoup plus équilibrée, voire dominée par les Bergamasques, qui ont égalisé par Pasalic, d'un beau coup de tête sur un superbe centre de Gomez (49e).

Après le 5-1 encaissé à l'aller, l'Atalanta a donc bien réagi et a pris le premier point de son histoire en Ligue des Champions. City de son côté peut déjà regarder plus loin. A condition de régler ses problèmes de gardien.


Fin de match folle du Shakhtar

Le Shakhtar et le Dinamo Zagreb se neutralisaient dans un match pour la 2e place du groupe C avant que Zagreb ne prenne l'avantage en fin de partie après une exclusion de chaque côté. Coup sur coup, ils ont mis le Shakhtar dans les cordes (3-1). Les Ukrainiens n'avaient pas dit leur dernier mot et ont réduit l'écart dans les arrêts de jeu. Avant d'égaliser sur penalty dans les toutes dernières secondes de la partie.

L'Atletico surpris

L'Atlético Madrid s'est fait surprendre mercredi à Leverkusen, qui n'avait pas encore marqué un point en trois matches, et a manqué l'occasion de se qualifier pour les 8e de finale en s'inclinant 2-1.

Derrière la Juve déjà qualifiée, les Colchoneros sont toujours deuxièmes avec 7 points, mais restent sous la menace de Leverkusen et du Lokomotiv Moscou (3 points chacun), et devront gérer un déplacement périlleux à Turin.

L'Atlético, pourtant meilleure défense de la Liga, s'est laissé surprendre une première fois en toute fin de première période, en encaissant un but naïvement. Thomas Partey, pas vraiment sous pression sur un corner, a voulu dégager un ballon de la tête: il a complètement dévissé sa frappe et trompé son propre gardien Jan Oblak, médusé! (1-0, 41e).

Mais le score à la pause n'avait rien l'illogique. Les quatrièmes du championnat d'Espagne n'étaient jamais parvenus en première période à prendre vraiment le contrôle du jeu, et avaient laissé Leverkusen se créer les meilleures occasions: par Kevin Volland, dont le tir a échoué sur Oblak (21e) et de nouveau sur un corner, lorsque Felipe a détourné le ballon sur sa propre barre (38e).

Au total, les Allemands avaient eu beaucoup plus de possession et avaient tiré neuf fois au but en 45 minutes, contre deux fois seulement pour les Espagnols.

Peu après la reprise, Simeone a décidé de réagir. Il a fait entrer Thomas Lemar, un milieu de terrain, à la place du latéral gauche Renan Lodi, qui avait été l'ange gardien de l'ailier Karim Bellarabi depuis le début du match.

Le changement tactique a-t-il été mal géré par les joueurs? Dans la foulée, Bellarabi s'est retrouvé seul sur son aile, et a pu servir tranquillement Volland. Mario Hermoso a manqué l'interception, et Felipe, au marquage de Volland, a été impuissant à empêcher l'Allemand d'armer son tir. L'ex-international a battu Oblak de près (2-0, 55e).

Alvaro Morata, l'auteur du but de la victoire à l'aller, a failli renverser le match dans le temps additionnel. Alors que Madrid profitait d'une supériorité numérique après l'exclusion de Nadiem Amiri pour un tacle dangereux (85e), il a marqué à la 90e+4 (2-1). Dans la minute suivante, il s'est de nouveau retrouvé seul face au gardien Lukas Hradecky, qui a réussi la parade parfaite pour sauver les trois points de son équipe.

Tottenham assure

Tottenham a nettement battu l'Etoile rouge de Belgrade (4-0) mercredi soir dans la capitale serbe et entrevoit désormais une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Face à un adversaire qui a sans doute disputé son pire match en C1, les hommes de Mauricio Pochettino ont déroulé leur football.

Son Heung-Min (57e, 61e), Giovani Lo Celso (34e) et Christian Eriksen (85e) ont permis au finaliste de l'édition précédente de la C1 de soigner sa différence de buts -- 9-0 sur les deux rencontres avec le champion serbe -- et d'effacer en grande partie le souvenir de la déroute subie à domicile face au Bayern (7-2) au début de la compétition.

Mieux encore, les Spurs se sont rassurés après des prestations désolantes contre Everton en championnat et Colchester en Coupe de la Ligue.

Désormais, Tottenham tient fermement la deuxième place du Groupe B et peut assurer sa qualification dès le prochain tour avec la réception de l'Olympiakos.

Harry Kane, de retour dans l'équipe après une maladie, et Son Heung-Min ont causé bien des maux à la défense de l'Etoile rouge, mais plus que les défenseurs du club serbe, c'est le milieu de terrain des Rouge et Blanc qui a perdu la bataille.

Dès le début de la rencontre, les Spurs ont pris le contrôle et monopolisé le balon (67% de possession), sans toutefois réellement menacer le but de Milan Borjan. Deux tirs non cadrés, par Kane et Son, sont le seul résultat concret de cette domination dans les vingt premières minutes.

C'est même l'Etoile rouge qui aurait pu ouvrir le score, à la 23e minute, Milan Pavkov s'étant retrouvé seul devant Paulo Gazzaniga, mais le gardien du club anglais a repoussé son tir.

Dix minutes plus tard, les Spurs ont ouvert le score en insistant encore et encore, marquant après avoir touché deux fois les montants.

Kane, brillamment servi suite à un ballon perdu au milieu du terrain par les Serbes, a remporté son duel avec le gardien mais son tir a trouvé le poteau. L'Etoile rouge n'est pas parvenue à dégager et l'Argentin de Tottenham Juan Foyth a trouvé à son tour la transversale. Un autre Argentin, Giovani Lo Celso, a délivré les Spurs au terme de cette séquence de billard dans la surface.

Dans la seconde période, l'Etoile rouge a tenté de réagir, mais ce n'était définitivement pas le soir du champion serbe. Trop brouillons, manquant de précision et d'incision, ils créaient trop de déchet au milieu.

C'est d'ailleurs sur deux pertes de balle dans ce secteur du terrain que l'Etoile rouge a offert l'occasion à Tottenham de conclure et s'envoler vers la victoire. Son, remis de ses soucis, s'est offert un doublé en quatre minutes, sur deux actions en trois mouvements.

Vladan Milojevic a bien tenté de secouer ses hommes en faisant entrer un deuxième attaquant, Richmond Boakye, mais sans succès. Le champion serbe a même terminé à neuf, Pavkov devant sortir blessé alors que Milojevic avait effectué ses trois changements.

En fin de match, Christian Eriksen, le milieu offensif en plein doute ces derniers temps, a marqué le quatrième but des Londoniens, au grand bonheur des quelque 2.000 supporters anglais qui ont fait le déplacement à Belgrade.

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