Grégory Pujol a retrouvé le sourire. Quoi de plus normal: très peu souvent utilisé, il a disputé toute la rencontre de Champion's League remportée au Betis par le Sporting.

«Je suis vraiment content de la soirée de mardi: l'équipe a signé une très bonne prestation et je pense que moi aussi je me suis bien débrouillé. Je me suis dépensé sans compter et j'ai couvert un maximum de terrain. Je suis comme ça: si je ne suis pas «claqué» à la fin du match, j'ai le sentiment de ne pas avoir fait mon devoir. La rencontre au Betis aurait été parfaite si j'avais inscrit ce but dans les derniers instants... Mais la victoire a effacé mes regrets.»

Grâce au duel de mardi soir, Pujol est enfin sorti de l'anonymat. «Notre entraîneur ne m'a rien dit mais beaucoup de mes coéquipiers sont venus me féliciter. J'ai aussi reçu beaucoup de coups de fil de France, dont évidemment pas mal de journalistes qui s'étonnaient de m'avoir vu disputer un match de Ligue des Champions.»

L'attaquant, prêté par Nantes, n'avait été titularisé qu'à une seule reprise avant mardi: face à Geel, en Coupe. «Ce n'était pas à mes yeux une vraie titularisation, dans le sens où j'ai profité d'une blessure de dernière minute pour être aligné d'entrée. A Séville, j'ai vraiment reçu ma chance: je l'attendais depuis mon arrivée. Après trois mois, on commençait à s'approcher des limites de ma patience.»

Dans les coulisses du Parc Astrid, on a beaucoup parlé d'un élagage du noyau durant le mercato hivernal.

Pujol, fort de sa prestation de mardi soir, est fermement décidé à rester, malgré l'intérêt avoué de Strasbourg. «J'ai joué un match avec Nantes en août et comme je ne peux pas jouer dans un 3e club sur la même saison, partir serait compliqué car je devrais résilier mon contrat avec Nantes. De toute manière, ce n'est nullement mon intention: je suis bien intégré ici et désormais je reçois du temps de jeu. Je veux rester jusqu'en fin de saison.»

Mais tout ne dépend pas de lui. «Il faut aussi tenir compte de la volonté du staff technique et des dirigeants. Je discuterai avec eux quand le moment sera venu, en janvier. Pour le moment, une seule chose compte: finir l'année en beauté.»

Par ailleurs, l'information a été révélée par «La Gazzetta dello Sport»: Walter Baseggio serait en partance pour Trévise, actuel avant-dernier de SerieA, où il devrait combler le vide laissé par Fabio Gallo, qui s'en ira à la Genoa en janvier. Le journal est formel et avance un argument important: avec Naples, Trévise est l'un des «clubs de coeur» du Clabecquois. Le père de Walter est, en effet, originaire de la région de Trévise.

«C'était dans «La Gazzetta» ? s'étonnait le médian du Sporting. Je sais qu'il y a eu des contacts avec mon manager, c'est tout. C'est vrai, Trévise est un club très spécial pour moi. Mon père habitait à seulement un kilomètre du stade. J'avoue que ce serait magnifique de jouer là-bas...»

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