Le compte à rebours pour la Coupe du Monde est lancé au Qatar. Le compteur de décès sur les différents chantiers aussi.

Le pays organisateur du Mondial 2022 emploierait actuellement pas moins de 2 millions de travailleurs immigrés pour pouvoir organiser le deuxième événement sportif de la planète.

Le Qatar ne compte pas les dollars dépensés ni les vies sacrifiées. Le Guardian s'est procuré des documents accablants auprès de l'ambassade du Népal à Doha. En l'espace de deux ans, pas moins de 382 travailleurs népalais sont morts sur les chantiers.

Mais le Népal n'est pas le seul pays fournisseur de main d’œuvre au Qatar. Ce bilan n'est donc qu'une partie de l'iceberg.



Pendant ce temps, la FIFA fait la sourde oreille et concentre le débat sur la tenue de la Coupe du Monde en été ou en hiver.

Journée de 12 heures en plein soleil, conditions de travail dantesques et rémunérations dérisoires, le terme "esclave" est souvent utilisé pour désigner ces travailleurs de l'ombre qui seront évacués bien avant que les projecteurs du Mondial ne se posent sur l'émirat du Moyen-Orient.

L'ITUC, un syndicat international de travailleurs, a estimé qu'à ce rythme, le nombre de morts atteindrait la barre des 4.000 avant le coup d'envoi de la grand-messe du football. En comparaison, la Coupe du Monde en Afrique du Sud avait coûté la vie à deux ouvriers. Cinq personnes sont décédées sur les différents chantiers du prochain mondial brésilien.

La Coupe du Monde de tous les excès vous dites ?