éclairage

L'histoire se répète, inlassablement... Depuis 1983, date du dernier sacre liégeois, le sort semble s'acharner sur le Standard qui vogue d'une désillusion à une autre sans véritable relâchement. Certes, une Coupe de Belgique est bien venue offrir un bref répit à ses fidèles supporters en 1993. Mais, en vingt-quatre saisons - tout le monde en conviendra - le palmarès est trop léger pour une formation intégrée parmi les trois puis les quatre (avec Genk) grands depuis des lustres.

Et c'est justement du passé que proviennent sans aucun doute les soucis actuels du Standard. Ajoutés à la ferveur populaire souvent enviée du bord de Meuse, ces longues années sans trophée pèsent de tout leur poids sur la direction, le staff, les joueurs... ou tout simplement sur un club à la recherche de son prestigieux passé.

Samedi soir, au stade Roi Baudouin, le Standard partait - au vu de son beau parcours en championnat - avec l'étiquette de favori lors de la finale de la Coupe. Une pression supplémentaire donc sur les épaules des joueurs de Michel Preud'homme qui se seraient bien vus enfiler en dernière minute le maillot d'outsider du rival brugeois...

Dès l'entame de la rencontre, les Standardmen sont apparus très (trop) nerveux. Les désaccords liégeois - vigoureusement marqués par les Defour, Fellaini et autre Conceição - sur les décisions de l'arbitre Peter Vervecken (il est vrai pas toujours très inspiré) ont amené le dérapage de Michel Preud'homme, les coups de sifflets des supporters rouches et... les nombreux "vendu" qui descendirent des tribunes. Penalty, pas penalty... Difficile de répondre. Ce coup de réparation [?] non sifflé ne peut toutefois expliquer à lui seul la déroute des Standardmen.

Aujourd'hui, alors que la déception reste immense à Sclessin, c'est de stabilité et de calme que le club a besoin. Les nouvelles ne semblent toutefois pas prendre cette direction. Après Geeraerts (et Sa Pinto) qui ont annoncé leurs départs, ceux de Conceição et de Jovanovic semblent irrévocables...