Entretien

La mission a été accomplie, et comme il faut. 2-0 : c'est clair, net, parfait. Nous sommes dans de bonnes conditions pour l'Espagne." Vincent Kompany rayonne. Il est bien dans sa peau.

Vincent, quelles sont vos premières impressions ?

Nous avons clairement dominé le match. Facile n'est pas le terme exact. Disons que ce fut limpide. Nous devons prendre le positif et regarder les détails que l'on peut améliorer. Avec plus de précision, nous pouvions inscrire plus de buts. Derrière, nous ne nous sommes pas mis inutilement en danger en conservant les Arméniens à distance respectable de notre but. La seconde période moins bonne ? On avait fait ce qu'il fallait avant. Mais, en seconde période, nous avons presque oublié qu'il s'agissait d'une rencontre de qualifications. Nous n'avons pas essayé d'en mettre un troisième.

Facile de passer du demi-défensif avec City en défense centrale ici ?

La santé est bonne. Et quand c'est le cas, cela ne pose aucun problème. Une fois qu'on est dans le rythme, c'est facile d'enchaîner les matchs.

Justement, une telle succession de matchs ne vous était plus arrivée depuis plus de deux ans.

C'est d'une influence énorme sur mes résultats. C'est facile de bien jouer quand on est bien physiquement. Il n'y a pas de secret : si j'avais entamé ma carrière avec succès, c'est parce que j'étais physiquement présent. Comme aujourd'hui. Il y a eu les JO et puis j'ai tout enchaîné en championnat et en équipe nationale. J'ai beaucoup travaillé pour arriver à ce stade de ma forme et j'ai toujours su que j'allais revenir. Il faut parfois savoir prendre du plaisir en poussant de la fonte ou en étant un athlète dans les bois. Si une blessure survient encore, ce ne sera pas par défaut de prévoyance. Certains peuvent s'entraîner une seule fois par semaine et être au top le week-end. Pas moi. Je dois faire des extras pour atteindre mon meilleur rendement. Etre où j'en suis physiquement aujourd'hui constitue une fierté personnelle.

Prochaine étape : l'Espagne...

L'adversaire sera d'un autre niveau, mais nous serons meilleurs. Ce match sera intéressant et vient au bon moment. L'Espagne est la meilleure équipe au monde. J'aime la voir évoluer, mais nous avons des qualités qui peuvent lui faire mal. On sait jouer au foot tout en possédant du répondant physique qui peut les gêner. Nous ne sommes pas encore au top. Ce groupe reste très jeune et ce serait magnifique de lutter jusqu'au bout pour les deux places qualificatives.