Cinq points sur vingt et un à domicile pour le Sporting hennuyer. Seul le RC Genk pouvait réaliser pires résultats partiels avant son match d’hier face à Anderlecht. En attendant, le Mambourg n’a jamais été aussi désertique, tandis que les supporters, qui s’accrochent, grondent.

La situation a de quoi inquiéter : "C’est désolant et catastrophique !" nous témoignait, la mine déconfite, Majid Oulmers samedi matin. Toujours est-il que Charleroi se retrouve directement menacé, les résultats de la quatorzième journée du championnat aidant, aussi bien par la relégation immédiate que par les barrages plus qu’aléatoires.

Le capitaine des Zèbres traduit l’état d’esprit des siens : "Nous ne nous amusons plus sur le terrain où nous ne nous trouvons plus. Même que disputer un match est devenu une contrainte."

De quoi renforcer l’idée de Michel De Wolf selon laquelle la trêve vient à point pour des joueurs qui ont grandement besoin de se ressourcer.

Il est temps aussi que les pensionnaires du Mambourg, tous confondus, fassent le point au départ d’une solide prise de conscience de l’énorme danger qui guette.

Car le moment est peut-être (sans doute) venu de faire le procès d’une politique. A force d’une autosatisfaction continue, les responsables carolorégiens ont toujours appliqué dangereusement la méthode Coué.

Ils ont régulièrement évoqué leur effectif en soulignant qu’ils s’appuyaient sur des "perles rares". Ou bien sur l’un ou l’autre "génie" que tout le monde leur enviait. Ou bien encore que leur entrejeu était "magique".

Or il faut convenir une fois pour toutes que le recrutement du Sporting (avec un mouvement perpétuel qui nuit à un groupe) ne s’est pas révélé à la hauteur du discours. Les nouveaux éléments ont besoin de se surpasser pour être performants et faire illusion.