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Football

Quelles incidences sur la compétition ?

Christian Simonart

Publié le - Mis à jour le

Le football belge a enfin retrouvé un peu de sa quiétude depuis mercredi minuit et la clôture du mercato. Sauf cas extraordinaire, plus aucun mouvement ne sera observé au sein des dix-huit formations de l'élite qui devront par conséquent disputer les quatre derniers mois de compétition avec un noyau partiellement retouché cet hiver.

Plus personne aujourd'hui en Belgique ne réfute l'importance prise par cette deuxième période de transferts. Il suffit par ailleurs d'analyser les derniers championnats pour apercevoir les incidences et les répercussions qu'elle a eues sur le classement final de notre division 1.

Lors des quatre exercices précédents, plusieurs équipes sont ainsi parvenues à inverser la tendance lors du deuxième volet de la compétition grâce à un marché hivernal rondement mené. Ce fut notamment le cas de Charleroi, lanterne rouge fin 2002 et fin 2003, du Lierse lors de la saison écoulée, mais aussi d'Anderlecht qui a bénéficié de l'apport de l'Argentin Nicolas Frutos pour dribbler le Standard sur le fil dans la course aux écussons nationaux.

La France a la cote

Cette année, plusieurs tendances se dégagent du mercato. D'une part, les "retours" se sont multipliés durant le mois de janvier. Dix "anciens" s'apprêtent à (ou ont déjà) refouler(-é) les pelouses belges. Tous sont venus se relancer dans un championnat qui les a révélés dans le passé. Ce qui est vrai pour un Walter Baseggio l'est également pour un Tosin Dosunmu (meilleur buteur de la saison 2005-2006) ou un Sambegou Bangoura...

Deuxième tendance : l'arrivée massive de joueurs étrangers. La "Gazet van Antwerpen" le précisait hier matin, quarante nouveaux étrangers sont ainsi venus grossir un contingent déjà impressionnant dans notre compétition. Un bien ou un mal, le débat reste d'actualité. "Cela m'attriste", répond pour sa part François De Keersmaeker, le président fédéral qui est partisan d'un quota d'étrangers pour nos clubs.

En attendant, certains apporteront - c'est à espérer - une plus-value à notre championnat. On songe plus particulièrement aux nombreux joueurs français (au nombre de onze) qui, même s'ils viennent pour la plupart de divisions inférieures, ont bénéficié d'une excellente formation. Le Brussels qui a essentiellement misé sur cette filière (Citony, Neva, Owona, Le Postollec) espère ne pas s'être trompé...

Enfin, caractéristique du marché, le mercato a vu le nombre des locations exploser cet hiver. Nos cinq "grands" ont ainsi cédé temporairement plusieurs de leurs joueurs. Pour leur permettre de s'aguerrir d'une part mais aussi pour garder la mainmise sur des joueurs dont ils n'ont pas pour l'instant l'utilité. Du pain bénit pour les "petits"...

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