James Rodriguez a obtenu le Soulier d'Or pour ses six buts en cinq rencontres. De son côté, Lionel Messi a été élu meilleur joueur du tournoi (si, si !), tandis que Manuel Neuer a reçu le Gant d'or pour ses prouesses entre les perches. Enfin, le Français Paul Pogba est devenu le meilleur jeune de la compétition, à vingt-et-un ans seulement.

Restait un titre à décerner: celui du meilleur simulateur. TheGoldenDive.com, un site internet crée spécialement pour l'occasion a fait son choix parmi les 736 joueurs présents à la Coupe du monde et en a retenu cinq: Fred, Thomas Müller, Marcelo, Georgios Samaras et Arjen Robben.

1. Fred, plongeon olympique

Lors de cette Coupe du monde, l'attaquant auriverde est devenu le paratonnerre de son équipe, jusqu'à être considéré comme l'un des pires avants de l'histoire de son équipe nationale. Limité techniquement, peu prolifique devant les buts, l'avant-centre a surtout brillé pour cette magnifique simulation dans le rectangle croate, au cours du match d'ouverture. Effleuré par Dejan Lovren, Fred, qui est pourtant doté d'un gabarit solide, se laisse tomber. Bingo, étant donné que l'arbitre japonais Yuichi Nishimura se fait avoir. Un penalty converti et une carte jaune plus tard, le numéro neuf de Scolari gagne une précieuse nomination pour ce titre peu enviable...


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2. Thomas Müller, le délit de sale gueule

L'homme du match d'Allemagne-Portugal ? Facile, il s'agit de Thomas Müller. Ce premier match du groupe G annonce les ambitions de la Mannschaft, qui écrase le Portugal 4-0. Sur les quatre buts, Müller en plante trois, signant le premier hat-trick de ce Mondial. Mais outre cette énorme perf', on retiendra également cette explosion de douleur, suite à un accrochage avec Pepe. S'il y a effectivement contact entre la main du Portugais et l'attaquant allemand, ce dernier en rajoute des tonnes. Bingo encore, car le défenseur dégoupille et pète un nouveau câble, entraînant son exclusion directe. Pas de chance, Pepe avait déjà fait bien pire dans sa carrière, sans être exclu. Ironique...

3. Marcelo, la bombe à retardement

Contre le Mexique, Marcelo a sorti un petit chef d'oeuvre: le plongeon à retardement. A la fin du match, le Brésilien fonce sur son flanc gauche, s'infiltre dans la surface mais se fait arrêter par Raùl Jimenez, revenu défendre. Y avait-il penalty ? Peut-être, vu le contact du bras du Mexicain sur l'épaule du latéral gauche. Le hic, c'est que celui-ci réclame la faute... avant même de tomber dans le rectangle. Cüneyt Çakır reste de marbre. Et si Marcelo avait poursuivi son action au lieu de s'effondrer ? Sans doute que Guillermo Ochoa aurait arrêté son tir...


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4. Georgios Samaras, mon marquage grec

Menés 1-0 par une Colombie dominante, les Grecs sont dans le dur. A la quarante-septième, Georgios Samaras tente le tout pour le tout... et plonge dans la surface après avoir poussé trop loin le ballon. Le tout alors que Juan Camilo Zuniga ne l'a même pas touché. Un gros flop et surtout une belle simulation, que le principal intéressé aura l'honnêteté de signaler à l'arbitre. Rien que pour avoir reconnu la supercherie, la vedette de l'attaque hellène ne pouvait donc pas être élue reine de la plonge.

5. Arjen Robben, le Hollandais plongeant

La star incontestée de ce Mondial. Non seulement il aurait pu prétendre au titre de meilleur joueur du tournoi, mais en plus, le Néerlandais remporte haut la main le prix du meilleur plongeur du mois. Un titre remis pour l'ensemble de son oeuvre au Brésil, où il s'est fait remarquer pour ses pertes d'équilibre fréquentes. Contre l'Australie et le Mexique, l'Oranje était au sommet de son art, avec en point d'orgue ce penalty obtenu à la toute fin du temps réglementaire après un duel avec Rafael Marquez. Un grand. Normal, après tout, quand on a la coiffure de Yul Brynner et la tête de Dany Boon.