C'est - comme à Malines - avec un 1-0 bien modeste qu'Anderlecht a remporté son deuxième match de championnat, face à un Lokeren hyperdéfensif. Le jeu était cinq fois meilleur que celui à Malines et cent fois meilleur que celui de mardi face à Murcie (0-6) mais encore insuffisant pour le champion, à quelques jours de son match de l'année, en tour préliminaire de la Ligue des Champions.

Le Sporting doit surtout être plus efficace à la finition, s'il veut se qualifier contre le Fenerbahçe. Et pourtant, Anderlecht-Lokeren fut le match de la délivrance pour Mémé Tchité. A la recherche de son ancienne forme pendant la préparation, en Supercoupe et à Malines, il a enfin trouvé le chemin de filets. Tchité aura fait attendre les 24 500 spectateurs pendant 80 minutes mais le six sur six est acquis.

On aurait voulu vous faire part des impressions de Tchité mais il n'était à nouveau pas prêt pour des interviews. Mbo Mpenza, alors ? Mbo a donné l'assist victorieux à Tchité, après avoir débuté le match sur le banc au détriment du grand débutant, Jan Polak. Mais Mbo, lui aussi, décidait de rester muet.

L'enfer à Istanbul

A la base de l'action décisive, se trouve Mark De Man, le remplaçant de Pareja. "Et dire que je pensais frapper au but de loin, sourit-il. Heureusement, j'ai opté pour la passe vers Mbo. Oui, j'étais fou de joie. Je n'ai jamais marqué. Quand on est impliqué dans un but capital, cela donne la chair de poule. Surtout au vu de ma préparation loupée. Suite à mon élongation au genou, j'ai raté les deux semaines les plus importantes de l'avant-saison. Physiquement, je ne suis pas encore à mon top."

A Istanbul, Anderlecht devra être à 100 pour cent pour survivre. "Les Turcs ne joueront pas à dix derrière comme Lokeren, estime Mark De Man. Je sais que là, ce sera l'enfer mais cela ne peut que nous booster . Cela pourrait être la guerre à Istanbul. Contre Galatasaray, en match amical en stage, l'atmosphère était déjà tendue."

Si Pareja n'est pas rétabli, c'est De Man qui se retrouvera face à face avec Kezman. "Un renard des surfaces, indique Mark De Man. Mais j'en ai déjà vu d'autres : Inzaghi, Drogba, Morientes... Et mes automatismes avec Juhasz sont intacts. Je m'entends très bien avec Roland. Hors du football, on fait parfois des choses ensemble. Il m'a déjà invité avec ma femme chez lui pour un repas hongrois."