SCLESSIN Dominique D'Onofrio avait dit que ses derniers mots aux joueurs seraient: «Jouer pour ne rien regretter.» Or, à la sortie des vestiaires vendredi soir et samedi matin au décrassage, les regrets étaient bien présents dans le camp liégeois.

«Ce match me laissera un fameux goût d'amertume. Les vieux démons sont de retour: comme la saison dernière, par exemple, contre Bilbao, Ostende ou Genk. Dès qu'on a l'impression d'aboutir, il y a quelque chose qui foire. Ce fut à nouveau le cas à Anderlecht», regrettait le coach.

Mais qu'est-ce qui a foiré? «Nous n'avons pas perdu à cause de la tactique», soulignait le T 1, mis en cause pour n'avoir aligné qu'un attaquant et, donc, tenté de jouer pour un point. «Nous n'étions pas dans l'obligation de gagner. Tout le monde est en faute. Donc moi aussi en tant que coach. Je suis le capitaine du navire et j'accepte ma part de responsabilités. Mais nous avons perdu car nous avons encaissé deux buts sur phases arrêtées.»

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