Mircea Rednic deviendrait-il sentimental ?

L’ancien entraîneur du Standard ne s’était peut-être jamais épanché avec autant de franchise qu’il l’a fait en répondant, avec un réel plaisir, à nos confrères de la Dernière Heure…

Que ne feriez-vous plus si vous deviez revenir un jour au Standard ? 

"Je ne sais pas très bien. J’aurais aimé retrouver mon club au tout début de la saison, pour préparer celle-ci au mieux. Mais, comme je n’ai cessé de le répéter, revenir au Standard était la concrétisation d’un rêve : j’ai renoncé à tout pour le réaliser. Ce que je conserve dans mon cœur ? La joie des supporters. Le football, c’est aussi de l’affectif : cela compte bien davantage que l’argent." 


Roland Duchâtelet va revendre le club… 

"En êtes-vous sûr ? Personnellement, je n’en suis pas du tout persuadé. J’en ai connu beaucoup, des présidents comme lui ! On ne part jamais quand l’affaire marche bien. Et le Standard, aujourd’hui, est redevenu une affaire qui rapporte : il est un club qui fait de l’argent." 


Va-t-il jouer les tout premiers rôles cette saison ? 

"Je l’espère. Je ne peux pas me prononcer avec certitude car je ne connais pas la situation de ses rivaux. J’ignore tout, notamment, de leur recrutement. Mais je sais ce qui s’est passé au Standard. J’ai confiance dans ce groupe : je suis sûr que cette équipe peut lutter pour le titre. J’ai entendu de bonnes choses sur Mujangi Bia. Et je suis heureux pour lui que le Standard ait enrôlé un gardien…" 


Mircea Rednic, avez-vous été intéressé financièrement par les transferts que vous avez suggérés ? 

"Non, non et non ! C’est le seul grief qui m’a vraiment affecté. Personne n’a touché de commission sur les acquisitions de Diabaté, Cristea ou Tucudean. Mieux : le transfert d’un des Roumains a failli capoter parce que son manager avait exigé une commission. J’ai veillé personnellement à ce qu’aucune clause de cette nature ne figure dans les contrats. Ces joueurs n’ont bénéficié d’aucun privilège. Au contraire : ils étaient même abonnés aux amendes."